1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
SIMONET (Marie Louis Nicolas), professeur, député des Vosges
Hagnéville, 22 juillet 1860 – Épinal, 3 novembre 1933
Né au sein d’une famille d’instituteurs, Louis Simonet est destiné à l’enseignement. Il est d’abord professeur à Pont-de-Vaux (Ain), puis à Épinal. Il y devient proviseur du lycée et toute sa carrière se déroule désormais dans cette ville où il prendra sa retraite en 1924.
Il est conseiller municipal, puis conseiller général du canton d’Épinal depuis 1913 lorsqu’il se présente aux élections législatives de 1914 dans la circonscription d’Épinal. Élu député, il s’inscrit au groupe de la gauche radicale, travaille au sein des commissions de l’enseignement et des beaux-arts (1914), du suffrage universel, puis de l’armée (1916), de l’assurance sociale (1917), et enfin du travail (1919). Il s’intéresse de près aux problèmes des mobilisés et de leurs familles.
Il intervient en faveur de la création d’une école nationale professionnelle à Épinal et sur la réglementation de la chasse dans les départements de l’Est. Il intervient également pour demander la prise en compte des années de guerre dans la carrière des enseignants.
Battu au scrutin de liste en 1919, il se représente en vain en 1924 et en 1928. Par contre, il conserve jusqu’à son décès son mandat de conseiller général et de vice-président du Conseil général.
Il était officier de l’instruction publique et chevalier de la Légion d’honneur.
Marié à Marie-O. Mahalin, il eut deux fils :
- Jean, professeur au lycée Lapicque à Épinal, chevalier de la Légion d’honneur ;
- Pierre (Pont-de-Vaux, 1890 – Dachau, RFA, 1945), aviateur courageux durant la guerre 1914 – 1918 ; professeur agrégé au Maroc, il est à nouveau mobilisé en 1939 – 1940. De retour au Maroc, il obtient d’être parachuté en France, dans les Vosges, en septembre 1944. Le commandant Simonet est pris par les Allemands au cours d’une mission vers Senones et déporté au Struthof, puis à Dachau. Il était commandeur de la Légion d’honneur.
Bibl. : Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889–1940, tome VIII, p. 3017.
Bossu (J.).- Chronique des rues d’Épinal, tome III, p. 179-182.
[Albert Ronsin]