Edgar Aimé SEILLIERE

[ Reims (51), 21/06/1835 – Paris (75), 10/10/1870 ]

manufacturier

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

SEILLIERE (Edgar Aimé, baron), manufacturier et homme politique
Reims, 21 juin 1835 – Paris, 10 octobre 1870


Edgar Aimé Seillière et le fils d’Ernest Seillière, gérant de la Manufacture Saint-Maurice de Senones et conseiller général de 1848 à 1852. À l’issue de ses études, il obtient le diplôme d’ingénieur des Arts et Manufactures. Il succède à son père à la tête de ses usines vosgiennes, quand ce dernier disparaît le 8 août 1864. Il fait bientôt parti du peloton de tête des industriels français qui militent pour que le gouvernement impérial interdise les importations temporaires de tissus fabriqués à l’étranger. Il fait partie du syndicat des industries cotonnières de l’Est dont les statuts sont déposés le 17 mars 1869. Le meeting de Mulhouse, organisé par les dirigeants de cette association le 8 octobre suivant, rassemble environ mille manufacturiers.

Sur le plan local, Edgar Aimé Seillière est élu conseiller général du canton de Senones le 2 juin 1864. Il conserve ce mandat jusqu’à sa disparition. Le 8 novembre 1867, il fait partie de la commission chargée de faire exécuter une des clauses du testament de Jean-François Vaultrin, ancien gérant de la Manufacture Saint-Maurice décédé en 1829. Il fonde une maison de charité à Senones le 5 janvier 1868.

Quand il meurt subitement à Paris, ses proches assurent que les désastres subis par l’armée française ont précipité sa fin. Le 14 novembre 1871, la commune de Senones refuse le legs qu’il a distrait de sa succession en vue de fonder un orphelinat appelé Patronage de Sainte-Marie.

Edgar Aimé Seillière est l’auteur de deux ouvrages intitulés : Au pied du Donon (1861) et L’Admission temporaire des tissus (1869).

Il a épousé Marie de Laborde, dont il a eu : Ernest Seillière, né à Paris le 1er janvier 1866, polytechnicien, rédacteur au Journal des Débats, puis à la Revue des Deux-Mondes, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, président de cette Académie en 1927 et membres de l’Académie française en 1946.


Bibl. : Poull (G.).- L’Industrie textile vosgienne, 1982 et 1983, p. 31, 218 et 380.


[Georges Poull]

Nouvelle recherche