1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
LACOURT (Emile), Emile Tourlac en poésie, prêtre, professeur et poète.
Rambervillers, 28 décembre 1878 – Bruyères, 25 septembre 1971.
Emile Lacourt décide très tôt de devenir prêtre. A l’issue de ses études effectuées dans sa ville natale, il suit les cours du grand séminaire, puis il est ordonné en 1903. Il se consacre dès lors à l’enseignement. Il devient professeur de lettres à St-Joseph de Reims, puis dans les séminaires de Châtel et de Rambervillers.
En octobre 1913 il entre à l’Institution St-Joseph d’Epinal, où toute sa carrière se déroule jusqu’en 1960. Il devient à la fin de celle-ci directeur de cet établissement d’enseignement. Pendant ce temps, il s’adonne aux lettres et à la poésie. Il chante les heures de la vie de St-Joseph et du cycle liturgique. Il croque le portrait de ses élèves et de ses collègues en quatrains malicieux. On lui doit un nombre incalculable de poèmes, odes, satires et épigrammes, depuis cette lointaine plaquette à la verve épique Ad Virgilii Sepulchrum qu’il offre à ses élèves vers 1925 jusqu’à Fleur de nos épines publié avec les poèmes de René Barret et de l’abbé Robert Javelet, sans oublier Nos Destins, une de ses dernières œuvres imprimées.
Il ne recherche pas les honneurs, mais il est tout de même fait chevalier de l’Ordre latin, lauréat de l’Académie française et lauréat de nombreux jeux floraux de la Société nationale d’encouragement au bien. En 1935, il est promu chanoine. Quand il célèbre ses noces de diamant sacerdotales le 24 mars 1963, André Argant maire d’Epinal lui décerne la grande médaille d’or de cette ville.
Le 21 janvier de l’année suivante, Emile Tourlac est nommé commandeur de l’Ordre des Palmes académiques. La cravate lui est remise par le professeur Bernard Algan le 19 mars suivant. Ce dernier rappelle à cette occasion qu’il est le deuxième prêtre français et le premier prêtre professeur à être élevé au grade de commandeur. Emile Tourlac célèbre ses noces de platine sacerdotales en la basilique St-Maurice d’Epinal le 19 mars 1968 au milieu d’une foule considérable de prêtres, d’amis et d’anciens élèves. Quand il disparaît, il est inhumé dans le cimetière de Rambervillers.
Bibl. :Notes personnelles.
La Liberté de l’Est, 14/15 janvier 1961, 25 mars 1963, 1er février et 20 mars 1964, 26 et 28 septembre 1971.
[Georges Poull]