Alfred RENAUDIN

[ Laneuveville-lès-Raon (88), 03/06/1866 – Fontannes (43), 07/11/1944 ]

artiste peintre

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

RENAUDIN (Alfred), peintre
Laneuveville-lès-Raon, 3 juin 1866 – Fontannes (Haute-Loire), 7 novembre 1944


Aussitôt après la guerre de 1870, la famille Renaudin quitte Laneuveville pour Croismare près de Lunéville. C’est dans la grande verrerie de ce village que Alfred Renaudin est engagé dès sa sortie de l’école primaire. En 1881, il entre à la faîencerie Keller et Guérin de Lunéville où travaille une équipe de bons décorateurs formés à la peinture sur céramique dans l’usine. Les aptitudes de Renaudin sont remarquées par le baron de Ravinel qui l’incite à suivre les cours de l’école des beaux-arts de Nancy, sans quitter son travail.

Il débute par des études de fleurs sous la direction de Jules Larcher, puis travaille natures mortes, paysages. Devant les résultats obtenus, il est envoyé à Paris et il entre dans l’atelier de Harpignies, puis de Rivoire et Quost, et surtout d’Edmond Petitjean, peintre de Neufchâteau, maître du paysage. Renaudin envoie des travaux au Salon des Artistes français à partir de 1890 et jusqu’en 1945. Il obtient mentions et médailles qui, dès 1908, le placent hors concours.

Après une série de grands voyages en Algérie, Tunisie, Egypte, Italie, Angleterre, de 1892 à 1898, il se marie en 1901, s’installe à Nancy mais conserve un atelier à Paris. Il peint encore des céramiques pour la maison Keller et Guérin mais sa véritable vocation c’est la peinture de chevalet en atelier ou sur le motif. Il affectionne les paysages lorrains, davantage champêtres que citadins, et il continue à créer de grandes toiles décoratives à thème végétal trahissant sa première formation de décorateur sur faïence. Il donne aussi des œuvres de témoignage sur la catastrophe de Bouzey (1895), l’incendie du château de Liverdun (1904) et les destructions de la guerre de 1914 à 1918.

Durant les deux guerres, il trouve refuge avec sa famille dans le Massif Central et c’est dans le village de Fontannes qu’il décède brutalement en 1944.

Il est inhumé à Val-et-Châtillon (Meurthe-et-Moselle).

Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1934.


Bibl. : Choux (Jacques).– A. Renaudin 1866-1944, préface du catalogue Exposition : Musée du Château de Lunéville, 1987, p. 5-16.
Rencontre inattendue avec un grand peintre : Alfred Renaudin, in Revue lorraine populaire, n° 70, Nancy, juin 1986, p. 201-207.
Noël (Maurice).– La vallée de la Mortagne vue par les peintres, Exposition, catalogue. Gerbeviller, 1971, p. 13.


[Albert Ronsin]

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