Jean Marie Toussaint PENDEZEC

[ Loudéac (22), 28/05/1842 – Paris (75), 12/04/1913 ]

général de division

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PENDEZEC (Jean-Marie Toussaint), général de division
Loudéac (Côtes d’Armor), 28 mai 1842 – Paris, le 12 avril 1913


Jean-Marie Pendezec est le second fils de Jean-Marie, juge au tribunal de Quimper, et de Honorine Mathilde Rogé, son épouse.

Après ses études secondaires aux lycées de Quimper et de Saint-Brieuc, il entre à l’école de Saint-Cyr le 8 novembre 1861 et en sort sous-lieutenant d’infanterie le 1er octobre 1863. Un an après, il est admis à l’école d’application d’état major et le 6 janvier 1866 est intégré dans le corps d’état major au grade de lieutenant. Jusqu’en mars 1870, date de sa nomination de capitaine, il est stagiaire dans les unités de toutes les armes.

Durant la guerre de 1870-1871, Jean-Marie Pendezec sert dans divers états majors : l’armée du Rhin, de la Loire, de Versailles. De l’état major du 6e corps d’armée il est, en avril 1874, détaché temporairement pour être employé à la rectification de la carte de France, puis rejoint son poste. Nommé chef de bataillon du 66e R.I. le 26 octobre 1880, il conserve son emploi à l’état major général du ministre de la guerre (3e bureau).

A partir de 1884, il sert dans différents régiments d’infanterie, est promu lieutenant colonel le 8 septembre 1887, et colonel du 98e R.I. le 27 octobre 1890. Il est aussitôt affecté à l’emploi de chef d’état major du 8e corps d’armée et conserve ce poste jusqu’au 27 septembre 1895, bien qu’il ait été promu général de brigade le 16 mars 1895. Il reçoit ensuite le commandement de la 29e brigade d’infanterie, devient membre du comité technique d’état major (1896), chef d’état major du gouvernement de Paris le 28 octobre 1899. Promu général de division le 11 juillet 1900, il devient chef d’état major de l’Armée puis, de 1905 à 1907, membre du Conseil supérieur de la Guerre. Il est placé dans le cadre de réserve le 28 mai 1907 et déclare se retirer à Saint-Dié, à la villa Ker Menez.

De ses travaux sur la topographie, il publie Notice descriptive et statistique sur le département des Vosges (Paris 1878).

Pour ses travaux et missions diverses, il avait reçu huit lettres d’éloges du ministre de la guerre entre 1875 et 1889.

Titulaire d’un grand nombre de décorations étrangères, il était officier de l’instruction publique (1898), chevalier de la Légion d’Honneur (1871), officier (1893), commandeur (1901), grand officier (1904).

Il avait épousé à Saint-Dié le 28 mars 1883 Marie-Louise Poirot (née à Raon-l’Etape le 17 octobre 1858), fille d’un riche propriétaire, et le couple avait fait construire à Saint-Dié, au pied de la montagne Saint-Martin, dans un quartier résidentiel, une vaste villa de style normand où il résidait durant ses vacances.


Bibl. : Qui êtes-vous ? Annuaire des contemporains, 1908, p. 379.
Service Historique des Armées de Terre, Vincennes : dossier Pendezec.


[Albert Ronsin]

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