1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PARISOT (Henri Paul), sénateur des Vosges
Mirecourt, 5 septembre 1895 - + le 3 juin 1984

A l’issue de ses études, Henri Parisot devient négociant à Mirecourt. Il s’intéresse à la vie politique après la Seconde guerre mondiale. Nommé conseiller municipal de Mirecourt par arrêté préfectoral du 20 décembre 1944, il est confirmé dans cette fonction à l’issue des élections du 20 mai 1945. Il devient ensuite second adjoint le 9 novembre 1945, 1e adjoint le 16 mars 1946, puis maire le 17 mai 1947. Il occupe ce poste jusqu’au 27 mars 1971. Pendant ce temps, il est aussi élu au Conseil de la République le 15 mai 1952 ; il est naturellement choisi pour occuper la fonction de conseiller général du canton de Mirecourt jusqu’au 23 septembre 1973. Il est enfin sénateur des Vosges, puis constamment réélu jusqu’au 2 octobre 1977, date à laquelle il abandonne la vie publique.
Au cours de celle-ci, il est aussi président de l’O.P.A.C. des Vosges, président du Conseil d’administration de la Caisse d’épargne de Mirecourt, juge au tribunal de commerce de cette ville et président du S.I.V.O.M.
Sur le plan militaire, il s’engage pour la durée de la guerre, au 15e régiment de chasseurs à cheval le 24 septembre 1914. Il est promu aspirant le 2 août 1918, puis capitaine de réserve le 25 décembre 1934. Rappelé sous les drapeaux le 24 août 1939, il est affecté au G.R.D.I., unité dissoute le 6 août 1940. Il entre dans la Résistance en février 1943. Quelques mois plus tard, il est nommé chef de la zone Mirecourt (Sections de Châtenois, Vittel et Mirecourt). Il s’engage à nouveau dans l’armée française le 3 janvier 1945. Il est promu chef d’escadron, puis démobilisé le 21 novembre 1945. Sa brillante conduite lui vaut l’attribution de nombreuses décorations : croix de guerre 1914-1918, croix de chevalier de la Légion d’honneur, croix des services militaires de 1e classe, croix de guerre 1939-1945, croix du combattant volontaire de la Résistance. Le 12 décembre 1952, il est fait officier de la Légion d’honneur.
Il a épousé Madeleine Suisse, décédée le 6 avril 1976. Cinq enfants sont issus de ce mariage : Jean Parisot, colonel en retraite, Bernard Parisot engagé volontaire dans la 2e D.B. en 1944, mort pour la France le 4 janvier 1945 à Gros-Rederching, Hubert Parisot disparu accidentellement le 27 décembre 1981, Pierre Parisot inspecteur médical et Elisabeth Parisot épouse de François Poydenot d’Oro de Pontonx, graveur à Nancy.
Bibl. : Journal
La Liberté de l’Est du 4 juin 1984.