Jean-Baptiste MONNOYER

[ Lille (59), 1688 – Neufchâteau (88), 05/12/1777 ]

imprimeur, libraire

Son frère François et son neveu Jean-Nicolas poursuivent l’activité à Neufchâteau jusqu’en 1793.

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MONNOYER (famille), imprimeurs libraires à Neufchâteau
XVIIIème siècle


Jean Baptiste Monnoyer (Lille, 1688 – Neufchâteau, 5 décembre 1777).

Etabli imprimeur et libraire à Neufchâteau au début du XVIIIème siècle, peut-être après son mariage avec Claire Bouchard (née en 1687), laquelle appartient à la grande famille des Bouchard, imprimeurs et libraires à Metz, Châlons-sur-Marne et Chaumont.

En 1719, avec son collègue Fourquet de Mirecourt, il imprime des feuilles portant de fausses indulgences et faux mandements épiscopaux destinés à être vendus au profit d’une confrérie de Sainte-Reine, aux pèlerins se rendant au tombeau de la sainte en Bourgogne. Les commanditaires sont sévèrement condamnés et les imprimeurs admonestés en la chambre du Conseil de la Cour Souveraine.

En 1719, Jean Baptiste Monnoyer accepte l’offre du duc d’Orléans, prince de Joinville, d’aller s’établir à Joinville. Bien que son atelier soit compris dans le nombre des imprimeries à supprimer, prévu par l’arrêt royal du 15 août 1760, il en conserve le maintien en activité sa vie durant, mais il ne peut le transmettre à son gendre Jean-Baptiste de Gaulle, époux de sa fille Opportune.


Son fils Charles (Joinville, Haute-Marne), 8 mars 1720 – Le Mans, 9 janvier 1793) sera imprimeur au Mans et y fondera une dynastie d’imprimeurs qui subsistera jusqu’au XXème siècle.


François, frère de Jean-Baptiste, reprend l’atelier de Neufchâteau au départ de son frère en 1719. Sous son impulsion l’imprimerie est très active, d’autant plus qu’il obtient le titre d’imprimeur de la ville et du collège et celui d’imprimeur de l’évêque de Toul, qu’il partage avec J. Carez de Toul, ce qui leur permet d’entreprendre à frais et profits communs la publication de l’ouvrage de Carnier et Gigot : Institutiones philosophicae ad usum seminarii Tullensis, en 1769, 5 vol. formant 2400 p. Il imprime seul ou avec son fils Jean Nicolas jusqu’en 1775.


Jean Nicolas, fils de François, imprime sous son nom à partir de 1767. Néanmoins nombre de travaux paraissent sous l’appellation Monnoyer père et fils jusqu’en 1775.

Jean Nicolas meurt en 1784. Sa veuve, remariée avec Caron, architecte, continue sous son nom de diriger l’imprimerie et la librairie jusqu’en 1793.


Bibl. : Ronsin (Albert).– Les Monnoyer, imprimeurs à Neufchâteau (Vosges), in Revue du Maine, tome LXIII, n° 98, 1963, p. 91-99.


[Albert Ronsin]

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