2009 —
Vosges Matin - Vittel
Soeur Catherine, sauveur en 1870 ?
Née en 1841, mère Catherine fit ses premiers voeux à Nancy le 8 mai 1864, entrant dans la congrégation du Sacré-Coeur. Elle devint à l’âge de 29 ans la supérieure de la maison de Remoncourt, après avoir été à Boulogne-sur-Mer et à Franoy. À peine arrivée à Remoncourt, elle apprit par des Vittellois, le 5 décembre 1870, que des francs-tireurs ayant tué un soldat allemand et fait prisonniers 17 autres gardés à la maison d’école de Contrexéville, un officier ennemi cantonné à Mirecourt décida de livrer les deux villes thermales aux flammes le jour de la Saint-Nicolas. Soeur Catherine partit à pied, de nuit, à Mirecourt pour parlementer et elle obtint que Vittel et Contrexéville soient épargnées, moyennant une forte amende qu’elle avait réussi à faire passer de 66 000 F à 33 000 F.
Cet épisode est très controversé puisque d’autres sources indiqueraient que c’est l’abbé Chapiat qui aurait obtenu la grâce des Prussiens en mettant en avant son origine noble par sa mère et sa descendance d’un baron du saint empire germanique. Charles Chapiat dit quelque part dans l’un de ses recueils que la mère supérieure de Remoncourt avait prié toute la nuit pour que soient évitées les représailles, mais qu’il fallait agir plutôt que de prier vainement.
Toujours est-il que soeur Catherine s’illustra encore en 1914 en sauvant un prêtre de la fusillade. Elle mourut le 1er janvier 1932 à Vic-sur-Seille, à l’âge de 91 ans, et Vittel organisa une grande cérémonie en son honneur le 14 janvier.
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Vosges Matin , dimanche 28 juin 2009 ]