Michel Frantz n’est plus

Les Spinaliens apprendront avec peine le décès de Michel Frantz, très connu et estimé au travers des multiples associations auxquelles il a apporté son concours, mais également de par sa profession de directeur du Crédit Mutuel qui l’a amené à côtoyer beaucoup de personnes.
Michel Frantz était né le 11 août 1930 à Saint-Laurent. Premier d’une fratrie de trois, il a perdu son père alors qu’il n’avait que 14 ans et a alors secondé sa mère et s’est occupé de Jeannot et Andrée, ses cadets. A cet âge, il a commencé sa carrière professionnelle comme coursier chez un notaire d’Epinal, avant d’exercer la profession d’employé de bureau aux établissements Laedrich où ses qualités l’ont conduit chef de service. En 1965, il prend la direction de la première Caisse de Crédit Mutuel des Vosges présidée par M. Nicot et située avenue de Lattre. Il exercera cette fonction, ensuite rue des Etats-Unis jusqu’à l’âge de la retraite en 1990.
Marié le 24 avril 1954 avec Josette Marchal, il lui donnera trois enfants : Jean-Pierre, Jacques et Catherine. La famille s’est ensuite agrandie avec l’arrivée de sept petits-enfants.
Dès son plus jeune âge, Michel a participé et milité auprès de multiples associations, n’hésitant pas à y prendre des responsabilités : responsable fédéral de la Jeunesse Ouvrière Catholique, administrateur fondateur du Foyer de Jeunes Travailleurs de Chantraine créé en 1959, militant syndical CFTC puis CFDT, membre actif de l’Association Syndicale des Familles, administrateur fondateur du Crédit Mutuel, administrateur de la Maison Familiale de Pouxeux, vice-président de l’Urssaf pendant de nombreuses années, administrateur à l’OPAC et à l’Office d’HLM, vice-président du Centre d’Amélioration du Logement, trésorier à la Société des Fêtes et président de la classe 1950.
Chacun gardera de lui le souvenir d’un homme intègre, juste et droit, fidèle en amitié, respectueux de son engagement, disponible, efficace, à l’écoute de tous, du plus modeste au plus aisé, généreux, humble, discret, honnête. Sa grande foi a toujours guidé son comportement. Bien qu’excessivement pris par ses nombreux engagements, il n’a jamais oublié sa famille à qui il donnait énormément d’amour. Il aimait la pêche, la cueillette des champignons et ne ratait pas la partie de tarot avec ses amis de la classe 50. Hélas, la maladie qui l’avait déjà frappé voici onze ans a récidivé voici trois ans, avec des souffrances dont il ne s’est jamais plaint et a eu raison de lui, ce mardi.
[L’Est républicain, jeudi 23 octobre 2008]