2008 —
L’Est républicain - Epinal
Jean-Marie Provost

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès brutal de Jean-Marie Provost, très connu des Spinaliens, le 12 avril, à l’âge de 64 ans. Né dans la cité des Images, fils unique d’Henri Provost, créateur de l’agence
Est Républicain, il débute ses études à Saint-Joseph, faisant partie des Petits chanteurs de la Croix de Lorraine. Après des études de droit à Nancy, puis à Paris, il entre à l’école nationale des impôts. Il revient à Épinal comme inspecteur des services fiscaux.
Le 29 juin 1966, il épouse Anne-Marie Fray, dont le papa est très connu des Spinaliens car, conseiller municipal, il s’était occupé des commerçants sinistrés, les aidant lors de la reconstruction du quartier du Boudiou.
En 1974, Jean-Marie Provost crée la Jeune Chambre économique d’Épinal. En 1975, il devient président régional pour terminer en 1977-1978, président fédéral national.
En 1983, il entre en détachement à la Chambre de commerce et d’industrie où, plusieurs années après, il devient chargé de communication s’occupant notamment de la revue de la CCI. En 1984, il est élu adjoint au maire sous le mandat de Philippe Seguin, avec une voix de plus que ce dernier. Il effectue un premier mandat en tant que chargé aux travaux et bâtiments publics. Lors de son second, il se voit confier l’eau et l’assainissement. Durant ses 4e et 5e mandats, il est chargé de la réglementation, du marché des cimetières, de l’État-civil, des élections et de la sécurité des bâtiments.
De par ses attributions, il est distingué dans l’ordre du mérite agricole, s’étant énormément investi dans la commission de remembrement dans l’ensemble du département et, notamment, lors de la construction de la voie expresse.
Après 25 ans au service de la municipalité, il quittait, cette année, son
sacerdoce à l’occasion des dernières élections municipales, étant le plus ancien adjoint.
Grande figure spinalienne, Jean-Marie Provost était une personne extrêmement cultivée, sachant prononcer des discours sans l’aide d’aucune note. Homme d’une grande humanité, très proche de ses concitoyens et du personnel de mairie, il était apprécié de tous. Pour ceux qui l’ont côtoyé, il laissera l’image d’un homme d’une grande humanité, dévoué, très discret et n’hésitant pas à mettre les autres en avant.
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L’Est républicain , dimanche 13 avril 2008 ]