DE MARCHES

[ ??, 1380 – , 1528 ]

Famille vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MARCHES (Famille de)


Sceau de Didier de Marches, écuyer, avoué de Plombières (1436). La famille de Marches porte primitivement le nom de Saint-Dié. Cunin Vesselin de Saint-Dié, écuyer, accompagne Jean 1er, duc de Lorraine, quand il rejoint l’armée du roi de France en juillet 1383. Il participe avec lui à la campagne de la Flandre. Revenu en Lorraine, il se consacre à la gestion des vastes domaines qui appartiennent à Marguerite son épouse. Ces biens proviennent des familles seigneuriales de Saulcy-sur-Meurthe et Saint Léonard. Il possède aussi des biens dans la région de Blâmont ainsi qu’une part de l’avouerie de Plombières de 1416 à 1427. Il a notamment deux fils : Durand de Saint-Dié, qui suit et Didier de Saint-Dié, avoué de Marches, tige de la branche des seigneurs de Damelevières de sa famille.

Durand de Saint-Dié, écuyer, vient au monde vers 1385. Il entre en possession en même temps que son frère d’une part de l’avouerie de Marches, dont il prend bientôt le nom. Il devient définitivement Durand de Marches après 1430. En 1419 il lève une petite armée afin de faire entendre raison aux seigneurs de Commercy. Il est vaincu par ces derniers près de Maxey sur Meuse, le 6 juillet, et traite avec eux le 25 novembre suivant. En décembre 1425 il figure parmi les seigneurs lorrains qui s’engagent à respecter la décision de Charles II, duc de Lorraine, quant à la dévolution des Etats de celui-ci. Il fait également partie de la ligue formée en septembre 1435 pour maintenir la paix dans le pays. Il participe encore à l’assemblée des nobles lorrains du 29 août 1441. Son mariage avec Isabelle de Gironcourt lui permet d’entrer en possession du château et des terres des ancêtres de cette riche héritière. Ils sont situés à Gironcourt, Morelmaison, Belmont sur Vair, Biécourt et Saint-Prancher. Il publie de nombreux actes relatifs à la gestion de ces biens et des domaines qu’il possède dans la région de Saint-Dié.

Henri de Marches, chevalier, l’aîné de ses trois enfants, lui succède vers 1455. Il apparaît sur la scène politique en souscrivant le traité de Landfried publié à Charmes en février 1468. Il joue un rôle important durant la guerre de Lorraine. Le duc René II le nomme capitaine de son château de Spitzemberg le 16 août 1473. Il effectue le voyage de Jérusalem et fonde à son retour une chapelle dédiée au Saint-Sépulcre dans l’église de Gironcourt. A titre de récompense il reçoit une maison située à Neufchâteau et entre au Conseil ducal. Il siège fréquemment durant les sessions des Assises de l’Ancienne chevalerie qui se tiennent à Mirecourt. En 1492 il se rend à Neufchâteau à la tête dune importante délégation pour imposer l’aide. Il se marie deux fois : Jeannette Loyon, sa première femme, meurt après 1465. Gilette de Mazirot, sa seconde épouse, est veuve en premières noces d’Androuin de Barbas, écuyer. Quand elle meurt en mai 1519, elle est inhumée dans la chapelle seigneuriale accolée à l’église de Mazirot, près de Guy de Mazirot, chevalier, son père tué au cours de la bataille de Bulgnéville. Henri de Marches disparaît après 1495.

Andreu de Marches, écuyer, son fils, est mentionné dans les documents de 1473 à 1528. Durant toute son existence, il se contente de gérer le patrimoine foncier de ses ancêtres. Il épouse vers 1490 Marguerite de Bignécourt, dame de Courcelles-sous-Châtenois et de Dolaincourt. Barbe de Marches, leur fille unique, hérite de leurs biens. Elle épouse Errard de Lavaulx, chevalier, qui devient grâce à elle seigneur de Gironcourt, Vrécourt, Courcelles et Dolaincourt.


Bibl. : Poull (G.).- Gironcourt-sur-Vraine. Son château et ses seigneurs, 1970, p. 51 à 60.


[Georges Poull]

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