1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
Paul LEHR, fabricant
Mulhouse, 28 août 1787 – Strasbourg, 1865
Appelé par son oncle, Sébastien Lehr, en 1810 pour diriger l’une de ses manufactures de coton, il arrive à Saint-Dié en 1810 ; comme son cousin Gustave il entre en maçonnerie à St-Dié en 1812 ; il est orateur en 1818. En 1816 il est nommé premier adjoint au maire mais il est révoqué en 1820 à cause de ses idées trop libérales. Il revient au conseil municipal le 15 novembre 1830, est nommé conseiller général des Vosges de 1830 à 1833 et échoue aux élections législatives de 1834.
Retiré des affaires en 1832, établi à Strasbourg en 1836, il laisse une œuvre littéraire estimée : la première traduction en vers français des Fables et poésies choisies du poète alsacien Gottlieb-Konrad Pfeffel (1736-1809) et celle de la ballade de Leonor du poète Gottfried-August Bürger (1747-1794).
Il avait épousé Wilhelmine, fille du professeur de médecine de Strasbourg Thomas Lauth, dont il eut : Paul Ernest LEHR (Saint-Dié, 13 mai 1835 – Lausanne (Suisse), 7 février 1919), juriste.
Bibl. : Mossmann (X.).- Ernest Lehr, in Biographies alsaciennes (Colmar, 1889-90, t. V (n° 11).
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 455.
Jouve.- Dictionnaire biographique des Vosges.
Dossier Lehr. Manuscrits 147-148, Bibliothèque Municipale Saint-Dié.
Schoen (G.-A.).- Ernest Lehr (1835-1919), in Bulletin Société Industrielle de Mulhouse, mars 1920.
[Albert Ronsin]