Gustave LEHR

[ Sainte-Marie-aux-Mines (68), 16/01/1793 – Saint-Dié (88), 19/06/1853 ]

manufacturier

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

Gustave LEHR), manufacturier

Sainte-Marie-aux-Mines (Bas-Rhin), 16 janvier 1793 – Saint-Dié, 19 juin 1853


Il prend la direction de l’entreprise à la suite de son père [Sébastien LEHR], en association avec ses cousins Paul Lehr et Daniel Zetter.

Il est nommé lieutenant de la garde nationale de Saint-Dié en 1818 et confirmé lors de la réorganisation de la garde en 1831 bien que, par trois fois, en 1812, 1813 et 1815, son père lui ait payé un remplaçant pour lui éviter de partir aux armées. De 1853 à 1845, il s’inscrit comme garde national à cheval à Paris ; il réside à cette époque dans la capitale où il est associé à des entreprises commerciales de vente de textile. Il acquiert à Saint-Dié la propriété de La Rouge Pierre que lui vend le colonel Charlot (voir à ce nom) quelque temps avant son décès.

Inscrit à la loge des Amis incorruptibles des Vosges de la franc-maçonnerie déodatienne en 1812, il est maître des cérémonies en 1818.

Nommé conseiller municipal en 1827, puis conseiller d’arrondissement en 1829, il est membre du conseil de direction de la Caisse d’Epargne de Saint-Dié dès 1833.

De son mariage, le 6 décembre 1816 à Mulhouse avec Marthe Amélie Steiner (1797-1870), il a au moins 4 enfants, dont 2 fils : Emile et Jules.


Bibl. : Ohl des Marais (A.).- Essai de biographie de l’arrondissement de St-Dié, Bibliothèque Municipale de Saint-Dié, ms. 194.
Dossier Lehr.- Bibliothèque Municipale de St-Dié, mss. 147 et 148.
Bossu (Jean).- Les origines de la franc-maçonnerie dans les Vosges, 2e partie p. 40.


[Albert Ronsin]

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