1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GRENIER (Jean-Marie-Désiré), député, maire de Remiremont
Verrières-de-Joux (Doubs), 4 mars 1906 - Remiremont, 11 octobre 1964

Fils de Victor-Maurice Grenier et de Blanche Pagnier, il s’installe à Remiremont en 1927, et fait carrière à la Banque nationale de Commerce et d’Industrie dont il gravit les différents échelons de la hiérarchie. En 1934, dans sa maison, 17, rue des Prêtres, il fonde un comptoir de Bourse qui va bientôt prospérer.
Lorsqu’arrive l’occupation, il tient tête a plusieurs reprises aux autorités allemandes. Arrêté, détenu plusieurs jours à Épinal, il s’évade et vit un certain temps dans des fermes isolées des environs de Remiremont.
A la Libération, il est désigné comme premier adjoint au maire de la ville. Élu conseiller municipal le 20 mai 1945 sur une liste se réclamant du général de Gaulle, il devient maire quelques jours plus tard. Il exerce cette responsabilité pendant dix-huit années consécutives.
Son mandat municipal est marqué par une liste considérable de réalisations permettant à la ville de Remiremont de rattraper son retard en matière d’équipements : stations de pompage d’eau potable, extension de l’éclairage public, stade de Béchamp, H.L.M. du Sapin le Roy, du Champ de Mars, de la Maix, de Révillon et du réseau d’assainissement. Malgré les 59% de suffrages exprimés en sa faveur par les électeurs de Remiremont, il échoue aux cantonales de septembre 1945 face au socialiste Maurice Poirot. Mais il prend sa revanche en 1946 grâce à son élection au Conseil de la République, équivalent du Sénat sous la 4° République, où il demeure jusqu’en 1952.
Il adhère au Rassemblement du Peuple français après sa fondation par le général de Gaulle, le 14 avril 1947. De 1951 à 1963, il représente le canton de Remiremont au Conseil général. En novembre 1958, sous l’étiquette U.N.R., il gagne facilement l’élection législative. Il représente son groupe à la Commission des finances de l’Assemblée Nationale. En 1962, il souhaite mettre un terme à ses activités politiques.
En accord avec Maurice Lemaire, il fait appel pour lui succéder au Palais Bourbon à Christian Poncelet, technicien des PTT et militant CFTC venu des Ardennes. Il se retire complètement de la vie publique en 1963 pour raisons de santé.
Bibl. : La Liberté de l’Est, 13 août 1964.
Remiremont, histoire de la ville et de son abbaye, 1985, p. 245 et suiv.