Henri GARNIER

[ Épinal (88), 02/03/1888 – Nice (06), 17/02/1959 ]

général de brigade

Officier de la Légion d’Honneur (1930).

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GARNIER (Henri), général de brigade

Épinal, 2 mars 1888 - Nice, 17 février 1959


Fils d’Adolphe Garnier et d’Adèle Villaume, il sort de l’École de Saint-Cyr sous-lieutenant au 4ème régiment d’infanterie coloniale à Toulon le 1er octobre 1911. Presque toute sa carrière militaire se déroule outre-mer : Gabon (1912-mars 1914), puis guerre 1914-1918 sur le front français. Blessé deux fois en 1914, il est promu capitaine le 25 décembre 1915 et termine la guerre à l’état-major du 2° corps d’armée colonial. Après l’École de guerre (1922-1924), il est envoyé au Sénégal jusqu’en 1926 et, de retour à Paris en 1927, il est nommé chef de bataillon au 23° R.I.C. C’est ensuite l’Indochine, où il exerce les fonctions de chef d’état-major de la division Annam-Tonkin de juin 1928 à janvier 1932.

A l’issue d’un nouveau séjour en France, il repart en juin 1933 comme lieutenant-colonel, chef de la division Cochinchine-Cambodge. Affecté au ministère en janvier 1937, il est promu colonel le 1er janvier 1938 et assure le commandement militaire au Tchad jusqu’en mai 1940. Il participe alors, à la tête de l’infanterie de la 47° D.I.C., aux derniers combats de 1940 sur l’Aisne. Replié dans le sud-ouest, il est adjoint au général commandant les camps à Rivesaltes, puis est envoyé en A.O.F. où il est promu général de brigade le 25 décembre 1942. Il est mis en congé de non-activité le 1er octobre 1953 et se retire à Nice.


Bibl. : Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XV, col. 492.


[Albert Ronsin]

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