Henri PETIOT, dit DANIEL-ROPS

[ Épinal (88), 19/01/1901 – Tresserve (73), 27/07/1965 ]

historien, homme de lettres

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

DANIEL-ROPS (Henri Petiot, dit), historien, romancier

Épinal, 19 janvier 1901 - Tresserve (Savoie), 27 juillet 1965

Daniel-Rops. D’abord attiré vers les sciences juridiques, il obtient sa licence en droit puis, élève de H. Focillon et de L. Homo, il poursuit des études d’histoire ; il est agrégé à 21 ans et il choisit la carrière de l’enseignement qu’il n’interrompt que de 1945 à 1948. Il est professeur à Chambéry, Amiens et Neuilly-sur-Seine.

Dès ses premiers livres, il expose la difficulté qui naît entre une tradition religieuse très orthodoxe et la pensée moderne, que ce soit dans des essais : Notre inquiétude (1927), Mystiques de France (1942), etc... ou des romans : L’Âme obscure (1929), Deux hommes en moi (1930), Mort où est ta victoire ? (1934), son roman le plus célèbre, L’Épée de feu (1938), L’Ombre de la douleur (1941), La Nuit du coeur flambant (1948).

En 1941, ulcéré par l’obligation faite aux juifs de porter l’étoile jaune, il conçoit le projet d’une vaste histoire sainte. A partir de 1943 paraît chez Fayard, dans les Grandes études historiques, à raison d’un volume tous les deux ans : Le Peuple de la Bible (1943), Jésus en son temps (1945), L’Église des apôtres et des martyrs (1948), L’Église des temps barbares (1950), L’Église de la cathédrale et de la croisade (1952), L’Église de la Renaissance et de la Réforme (1955), L’Église des Révolutions (1960).

Il écrit également sur le même sujet des livres à l’intention de la jeunesse : Histoire sainte (1945), Évangile de mes filleuls (1962), etc... et des essais à caractère biographique et religieux : Toi aussi Nathaniel (1950), Saint Bernard et son message (1943), Saint Paul aventurier de Dieu (1954), Péguy (1933), Rimbaud le drame spirituel (1931), Psichari (1942)...

Grand vulgarisateur du moralisme chrétien, il donne également de très nombreux essais, des conférences. Il dirige la revue Ecclesia. Il est élu à l’Académie française en 1955.


Bibl. : Mourre (M.).- Dictionnaire d’histoire universelle, tome I, p. 528.
Van Tieghem (P.).- Dictionnaire des littératures, tome I, Paris, P.U.F., 1968, p. 1022.
Beaumarchais.- Dictionnaire des littératures de langue française, tome I, Paris, Bordas, 1984, p. 593.


[Albert Ronsin].

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