Léon Joseph Émile COORNAERT

[ Hondschoote (59), 31/08/1886 – Paris (75), 25/02/1980 ]

historien, professeur

Professeur au Collège de France.

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

COORNAERT (Léon Joseph Émile), historien, professeur au collège de France
(Hondschoote (Nord), 31 août 1886 - Paris, 25 février 1980)

Né dans un milieu modeste au sein d’une famille nombreuse de la Flandre française, il réussit à poursuivre ses études jusqu’à l’enseignement supérieur à Lille, puis à Paris à partir de 1904, tout en étant répétiteur pour payer ses études durant dix ans.

Il est admis à l’agrégation d’histoire et de géographie en 1920. En 1930, il est docteur es lettres avec une thèse sur la Draperie-sayetterie d’Hondschoote XIVe-XVIIIe siècle.

Professeur au collège Stanislas à Paris, au retour de la guerre qu’il a faite depuis 1915, il est ensuite nommé au lycée d’Alençon (1922-1925), puis de Nancy (1925-1928) avant de regagner Paris (lycée Condorcet 1928-1931). Professeur suppléant à la faculté des Lettres de Paris après la soutenance de sa thèse, il devient directeur d’études à l’École pratique des Hautes-Études (1931), puis professeur d’histoire du travail au Collège de France, de 1935 à sa retraite en 1957. Il enseigne également à l’Université de Sao-Paulo en 1934 et en 1949.

Entré dans la Résistance, il fonde avec Henri de Montfort et Paul Petit La France continue (juin 1941 - février 1942). Président de la Société d’histoire moderne en 1949-1950, il est aussi co-directeur de l’Information historique et il collabore aux journaux quotidiens L’Aube et La Croix dans des articles où il exprime ses convictions de démocrate populaire, catholique social, marqué par le Sillon dès avant 1914 et par l’abbé Lemire.

Ses travaux d’histoire économique et sociale font autorité :
- Les Corporations en France avant 1789 (1ère éd. 1941, rééd. 1968),
- Les Français et le commerce international à Anvers fin du XVe, XVIe siècles (1961, 2 vol.),
- Les Compagnonnages en France (1966, 2ème éd. 1976),
- La Flandre française de langue flamande (1970).
- Destins de Clio en France depuis 1800 (1977).

Il est élu membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) en 1958.

C’est par son mariage, le 16 août 1924 à Allarmont, avec Alice Robert dont il aura trois enfants, qu’il devient Vosgien. Il passe dans la propriété venant de la famille de son épouse à Allarmont toutes ses vacances scolaires puis sa retraite, alternée avec des séjours à Paris. Il y a écrit une partie de son oeuvre.

Il est inhumé au cimetière d’Allarmont.

Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, médaillé de la Résistance (1945), commandeur de l’ordre du mérite, il était officier de la Légion d’honneur (1946).


Bibl. : Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse, tome III.
Renseignements fournis par M. le Recteur Antoine.
Charle-Telkès.- Les Professeurs du collège de France, p. 50-52.


[Albert Ronsin].

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