Henri BRAULT

[ Paris (75), 12/07/1894 – Saint-Dié (88), 11/07/1964 ]

ecclésiastique

Évêque de Saint-Dié (1947-1964).

Biographie vosgienne

1964 — Le Pays lorrain

Mgr Henri-René-Adrien Brault, évêque de Saint-Dié, s’est éteint à la veille de ses 70 ans le 11 juillet dans sa résidence épisciopale d’Epinal.

Il était né à Paris le 12 juillet 1894, avait fait ses études au collège Stanislas et en 1912 était entré au Grand Séminaire d’Issy.

Mobilisé dans l’infanterie, il fit toute la guerre et fut grièvement blessé en avril 1918.

Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1921 et nommé missionnaire diocésain de Paris. En novembre 1934, il était porté à la tête des missions diocésaines de Paris.

Il fut élu évêque de Saint-Dié le 29 septembre 1947 en remplacement de Mgr Blanchet, sacré le 18 novembre à Notre-Dame de Paris ; il fit son entrée à Saint-Dié le 26 novembre sous une aigre bise et vint s’agenouiller dans la cathédrale en ruines.

Il fut le pasteur des humbles et un excellent administrateur. En septembre 1954, il transporta la résidence de l’évêque à Epinal, plus centrale que Saint-Dié dans le diocèse vosgien. Il avait beaucoup développé les mouvements d’action catholique.

Ces dernières années, il suivait activement les travaux du Concile à Rome. Mais il était gravement atteint depuis un an.


[Le Pays Lorrain, 1964, N°4, p. 155]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BRAULT (Henri), évêque de Saint-Dié, 1947 à 1964
(Paris, 12 juillet 1894 - Saint-Dié, 11 juillet 1964)

Mgr Brault. Né au sein d’une famille parisienne de 4 enfants, Henri Brault fait ses études secondaires au collège Stanislas puis, en 1912, il entre au grand séminaire d’Issy-les-Moulineaux. La déclaration de la guerre en 1914 en fait un simple soldat du 416ème régiment d’infanterie qui combat en Champagne, à Verdun et au chemin des Dames. Promu aspirant, il est grièvement blessé le 22 avril 1918 au cours d’une reconnaissance. Le 12 mai, il est à nouveau à son poste et gagne une deuxième citation pour avoir paralysé une attaque ennemie dans son secteur. Il termine la guerre comme sous-lieutenant.

En 1939, il sera à nouveau mobilisé et affecté au 2ème bureau du G.Q.G., nommé enfin capitaine de réserve.

A l’issue du premier conflit, il rejoint le grand séminaire ; il est ordonné prêtre le 29 juin 1921 et est affecte comme vicaire à la cure de Pavillon-sous-Bois. Remarqué pour son dynamisme, il est nommé missionnaire diocésain le 25 juin 1925, puis, en novembre 1934, il reçoit la charge de supérieur des missions diocésaines qu’il conserve jusqu’en 1947, ayant accédé à la dignité de chanoine honoraire de Paris en janvier 1937.

Nommé évêque de Saint-Dié le 29 septembre 1947, il est sacré à Notre-Dame de Paris le 18 novembre et fait son entrée solennelle à Saint-Dié le 26 novembre, dans une ville en ruines et une cathédrale mutilée.

Il transfère à Épinal l’administration du diocèse, s’attache à visiter toutes ses paroisses et, poursuivant son activité missionnaire, il développe la pastorale chargée d’étudier les problèmes religieux et stimule vigoureusement les mouvements d’action catholique. Il participe aux travaux du concile Vatican I.

Il est inhumé dans le caveau des évêques à la cathédrale de Saint-Dié le 15 juillet 1964.

Il était titulaire de la croix de guerre. Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1920 et la rosette d’officier le 15 octobre 1954.


Bibl. : Vie diocésaine, 1964, p. 167-170.
Est Républicain, 13 juillet 1964.
Liberté de l’Est, 13 juillet 1964.


[Albert Ronsin].

Nouvelle recherche