Jules Dominique BOITEUX

[ Saint-Ouen-les-Parey (88), 04/08/1877 – Nancy (54), 18/10/1957 ]

sculpteur sur bois

Biographie vosgienne

1957 — Le Pays lorrain

J. Boiteux.- Jules Boiteux, un des derniers survivants de l’Ecole de Nancy, est mort le 20 octobre âgé de 80 ans.

Originaire des Vosges et issu d’une famille de sculpteurs, Jules Boiteux vint à Nancy se spécialiser dans la sculpture sur bois ; il entra ainsi dans les ateliers de Majorelle, puis de Gallé. Il fut l’auteur, sans signature, de nombreuses vitrines de magasins à Nancy, dont la plupart sont disparues ; il reste cependant rue des Dominicains celle de la boulangerie Wursthorn. Mais son chef d’oeuvre reste le plafond de la brasserie Excelsior.

L’artiste devint ensuite chef de l’atelier créé par Cayette et se spécialisa dans le mobilier d’église ; ce fut lui qui restaura la Pieta de l’église de Senones.

Ajoutons que J. Boiteux fit toute la Grande Guerre et participa à la Résistance lors du deuxième conflit mondial.


[Le Pays Lorrain, 1957, N° 4, p. 147]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BOITEUX (Jules -Dominique), sculpteur sur bois
(Saint-Ouen-les-Parey, 4 août 1877 - Nancy, 18 octobre 1957)

Issu d’une famille de sculpteurs, fils de Pierre Jules Boiteux et de Marie Lorange, Jules Boiteux arrive à Nancy pour travailler dans les ateliers de Majorelle où il se spécialise dans la sculpture sur bois. Il passe ensuite chez Gallé.

Dans le style art nouveau dit de l’École de Nancy, il exécute un grand nombre de travaux dont des façades de magasins aujourd’hui disparues. Deux témoins de son art sont encore conservés à Nancy : la vitrine de la boulangerie Wursthom rue des Dominicains, et le plafond de la brasserie de l’Excelsior.

Jules Boiteux est ensuite engagé comme chef de l’atelier créé par Cayette et se spécialise dans le mobilier religieux. Il est le restaurateur de la Piéta de l’église de Senones.

Mobilisé en 1914-1918, il prend part aux combats de la première guerre mondiale et durant la seconde, il participe aux activités de la Résistance.

Lors de son décès, il était veuf de Célina Zoé Laurent.


Bibl. : Pays Lorrain, 1957, p. 147.


[Albert Ronsin].

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