Éve Solange TERRASSON-DUVERNON

[ Remiremont (88), 30/06/1905 – Paris (75), 12/01/1973 ]

chanteuse de variétés

/ pseudonyme : Sidonie BABA

Pseudonyme : Sidonie BABA.

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BABA (Sidonie), pseudonyme de Ève-Solange Terrasson-Duvernon, chanteuse de variétés
(Remiremont, 30 juin 1905 - Paris, 12 janvier 1973)

Sidonie Baba (dessin de Touchagues). Issue d’un père peintre et d’une mère professeur de piano, elle commence par faire jouer un conte lyrique en 3 actes, Les deux Fous, donné à Paris, salle de géographie, les 5 et 6 juin 1926.

Encouragée par Joseph Delteil, elle fait paraître deux ans plus tard quelques vers, signés Solange Duvernon, sous le titre d’Entre quatre murs. Puis elle se lance dans la chanson vers 1930 sous le pseudonyme de Sidonie Baba. C’est une chanteuse dans tous les sens du terme, à la fois compositeur, parolière et interprète ; elle se produit dans de nombreux cabarets parisiens des deux rives, au Jockey à Montparnasse et chez Suzy Solidor, 12, rue Sainte-Anne, aux côtés de Marianne Oswald. Elle crée à son tour son propre établissement dans la même rue. Pendant l’occupation, elle continue à le faire fonctionner malgré des difficultés multiples. On s’y éclaire à la chandelle. Elle a un club de fidèles parmi lesquels Pierre Mac-Orlan et maître Isorni.

Elle publie à nouveau des poèmes, dont un recueil, Le Bonheur du Jour, est illustré par Touchagues et préfacé par Mac-Orlan (1950). Elle tombe dans l’oubli au début des années 50. Sidonie Baba enregistra plusieurs 78 tours pour le compte de la firme Ultraphone. Parmi ses principaux succès : La Folle des Champs-Élysées, le Bal des trois chandelles, Le Jardin de mon père...


[Pierre Heili].

2008 — Site officiel de la Ville de Sermaize-les-Bains (51)

Solange TERRASSON-DUVERNON, Madame ZILIOF, Sidonie BABA.- Eve–Solange TERRASSON–DUVERNON est née le 29 juin 1905 à Remiremont (Vosges) son père Alphonse–Raoul TERRASSON–DUVERNON est élève des Beaux-Arts à PARIS, artiste-peintre formé comme TOULOUSE–LAUTREC par Fernand CORMON, peintre français (1845-1924). Son épouse Marthe CHEVALIER est élève de la classe de piano du Conservatoire.

Lorsque le couple s’installe à Remiremont, ils y prennent une place importante. Marthe CHEVALIER enseigne le piano, pendant que son mari professe le dessin et la peinture, tout en réalisant de nombreux tableaux (paysages, portraits, nus).

Le couple avait pour amis Charles Morel HUBERT et son épouse native de Sermaize, Melle GILLOT. Les parents de Solange TERRASSON–DUVERNON s’étant séparés, elle quitte père et mère, et partage l’existence d’une amie de la famille Melle HUBERT. Très jeune Solange devient l’amie du peintre Fernand LEGER, son aîné de 24 ans (en 1908, aux côtés de BRAQUE et de PICASSO Fernand LEGER est l’un des chefs du Cubisme). Solange écrit un conte lyrique en 3 actes, Les Deux fous, qui est joué à Paris les 5 et 6 juin 1926. encouragée par Joseph DELTEIL qui fait partie du Surréalisme avec Louis ARAGON, Paul ELUARD et André BRETON, elle fait paraître un recueil de vers sous le titre : Entre 4 murs.

Vers 1930, elle se lance dans la chanson, sous le pseudonyme de Sidonie Baba. Elle est à la fois compositeur, parolière et interprète ; elle se produit dans de nombreux cabarets parisiens, au Jockey à Montparnasse, et chez Suzy SOLIDOR qui tient un cabaret rue Saint–Anne La Vie parisienne, jusqu’en 1953, qui deviendra Le Club de l’Opéra, et ensuite Le Piano Club.

Solange crée alors son propre cabaret rue Saint-Anne, le Sidonie Baba.

Yvette GUILBERT, chanteuse et diseuse, l’encourage dans cette voie et organise, en 1939, une soirée aux Deux Magots à Paris où Solange interprète Un si petit mari, Le Bal des trois chandelles, accompagnée par Lily LASKINE, harpiste renommée.

De 1941 à 1944, le cabaret Sidonie Baba continue à fonctionner malgré les tracasseries de l’époque. Solange est amie avec Edith PIAF, avec qui elle a créé une association pour encourager les débutants.

Solange a un club de fidèles, parmi lesquels Pierre–Mac ORLAN et Maître Jacques ISORNI. Elle écrit Missel profane parrainé par Léon–Paul FARGUE ; Le Bonheur du jour en 1952, préfacé par Pierre–Mac ORLAN de l’Académie Goncourt. Elle a aussi enregistré quelques 78 tours.

Au début des années 1950, elle était tombée dans l’oubli.

Le 1er décembre 1960 à PARIS (1er), elle épouse Boris Michel ZILIOFF, de 17 ans son cadet. Elle est concierge au 38 rue Verneuil à Paris (7ème).

Elle décède le 12 janvier 1973 à l’Hôtel-Dieu après de grandes souffrances. Selon ses dernières volontés, elle est inhumée au cimetière de Sermaize.

Solange TERRASSON–DUVERNON, Madame ZILIOFF, repose là où elle l’avait désiré, comme elle l’a écrit dans Le Bonheur du jour dans la poésie La Prière, près de la modeste maison portant la date de 1893, dont elle était propriétaire (habitation de l’ancien prieuré).

Dans la nuit du 11 au 12 mars 1977, Monsieur ZILIOFF, demeurant à Paris, tente de se suicider sur la tombe de son épouse au cimetière de Sermaize. Transféré à l’hôpital de Vitry, puis à celui de Nancy, il décède le 24 mars 1977. Il est inhumé avec son épouse.


Source : Site officiel de la Ville de Sermaize-les-Bains (51).


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