Joseph HOUOT *

[ Remiremont (88) , 15/05/ 1876 – La Bassée (59) , 16/12/ 1914 ]

/ pseudonyme : Jacques NAYRAL

Auteur vosgien

1876
Naissance à Remiremont, le 15 mai, fils de Nicolas-Joseph Houot, avocat, ancien maire de Remiremont.
1893
Aboutissement de ses études secondaires au lycée de Remiremont, il obtient son baccalauréat de philosophie à 17 ans.
1897
Son oncle, Jacques Mougin, imprimeur et propriétaire de L’Industriel vosgien, l’oriente sans doute vers le journalisme : mais il commence à se faire connaître, sous son véritable nom, par un premier recueil de vers où se développent les thèmes de la mort, de l’antiquité et du patriotisme.
1900
Il fonde et devient rédacteur en chef de L’Indépendance vosgienne, journal républicain imprimé à Remiremont, et se mêle aux luttes politiques locales.
1907
Monté à Paris, il adopte le pseudonyme de Jacques Nayral, obtient un emploi de fonctionnaire à l’Assistance publique au bureau de bienfaisance, fréquente les milieux littéraires et artistiques.
1908
Il publie un "roman contemporain" : Le Miracle de Courteville, que les lecteurs romarimontains du temps ont pris plaisir à élucider... Ce roman sera remarqué en 1915, au concours organisé par l’Académie française réservé aux écrivains morts pour la France depuis le début de la Guerre (Journal Officiel du 27 novembre 1915). L’éditeur indique "du même auteur, pour paraître prochainement : Le Jardin endormi, poèmes", et "en préparation : Les Épouvantes, quatre nouvelles (En proie aux bêtes, Le Trou, Les Bras de la morte, Le Lac des Corbeaux)".
1909
Il donne à la Comédie royale un vaudeville en un acte en prose intitulé : Un Jobard.
1910
Le Théâtre des Arts donne L’Éclipse, pièce en trois actes.
1911
Il offre ses oeuvres à Guillaume Apollinaire. Le 9 février, au Théâtre Dejazet, la représentation des Camelots du 201ème, écrit avec Henri Clerc, fait de lui un auteur à succès.

Le peintre Jules Adler (Luxeuil-les-Bains, 1865 - Nogent-sur-Marne, 1952) fait son portrait, ainsi que le peintre cubiste Albert Gleizes (Paris, 1881 - Saint-Rémy-de-Provence, 1953) dont le tableau, exposé au Salon des Indépendants en 1911, appartient aujourd’hui à la Tate Gallery de Londres. En 1917, Albert Gleizes peint un portrait rétrospectif de son beau-frère (tableau conservé au musée de Colombus, Ohio) d’après un petit portrait fait par lui à l’annonce de sa mort en 1914 (collection particulière).

Il devient le secrétaire du Comité des lecteurs dramatiques de l’Odéon.
1912
Il est directeur littéraire et de collection chez l’éditeur Figuière.
1913
Il épouse en 1913 la sœur du peintre Albert Gleizes.

Ses collaborations à la presse parisienne sont multiples. Il publie dans Gil Blas, La Petite république, Paris-Journal, Excelsior, Le Soleil du dimanche, Les Sports, L’Aéro, Le Penseur, Alceste, La Revue indépendante, Madame et Monsieur, etc.
1914
Bien que n’ayant pas fait de service militaire pour cause de réforme, il s’engage à l’âge de 38 ans et tombe au combat, non au Hartmannswillerkopf, mais sur le champ de bataille de La Bassée (près de Béthune, Nord), le 16 décembre.

Voir ce document, publié pour la 1ère fois.

Sources : Les Vosgiens célèbres (notice de Pierre Heili), et le site Mémoire des Hommes (Ministère de la Défense).


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