1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
SIMÉON (Henri, vicomte).- Petit-fils du jurisconsulte Jérôme Siméon, qui fut membre du Conseil des Cinq-Cents, un des auteurs du Code civil, pair de France et ministre sous la Restauration ; fils du comte Siméon, qui fut ambassadeur, conseiller d’État, pair de France et directeur général des beaux-arts ; Henri Siméon naquit à Florence, où son père était ministre plénipotentiaire, le 16 octobre 1803.
Attaché d’ambassade en 1824, puis auditeur au Conseil d’État en 1826, il n’avait que 27 ans lorsqu’il fut nommé, après la Révolution de Juillet, le 14 septembre 1830, préfet des Vosges. Il témoigna dans ses fonctions de beaucoup de tact, d’activité, de vigueur et de travail pendant les cinq années qu’il y passa.
Le 12 novembre 1835, il passait à la préfecture du Loiret, puis à celle de la Somme. Conseiller d’État, il fut nommé directeur-général des tabacs, et commandeur de la Légion d’honneur.
Cependant les Vosges n’avaient pas perdu le souvenir de son administration et en 1843, à la mort d’Hector Bresson, Siméon fut élu député des Vosges par l’arrondissement de Remiremont et réélu en août 1846 ; il représenta jusqu’à la Révolution de 1848 les Vosges au Parlement.
En 1850, le Var, pays d’origine de sa famille, l’élut représentant du peuple à l’Assemblée Législative. Dès 1852, il était appelé à siéger au Sénat de l’Empire.
Henri Siméon consacra ses dernières années aux lettres et à la traduction en vers des oeuvres d’Horace.
Le comte Henri Siméon est mort à Paris le 21 avril 1874.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
SIMÉON (Henri, comte), préfet et député
Florence, 16 octobre 1803 – Paris, 21 avril 1874
Petit-fils du jurisconsulte Jérôme Siméon qui fut membre du Conseil des Cinq-Cents, un des auteurs du Code civil, pair de France et ministre sous la Restauration, fils du comte Siméon, ambassadeur et conseiller d’État, il est nommé attaché d’ambassade en 1824, puis conseiller d’État en 1826.
En 1830, il est envoyé dans les Vosges comme préfet, poste qu’il conserve jusqu’en 1835, avant de passer dans le Loiret puis dans la Somme.
Il devient directeur général des Tabacs en 1842 avant d’être élu, en 1844, député de la circonscription de Remiremont qu’il représente jusqu’en 1848, et conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1844-1848). Il préside le Conseil général des Vosges de 1844 à 1847.
Il fut encore membre de l’Assemblée législative pour le Var en 1850 et sénateur en 1852.
Bibl. : Bouvier, p. 512.
[Pierre Heili]