Pierre Paul ROYER-COLLARD

[ Sompuis (51), 21/06/1763 – Châteauvieux (41), 08/07/1845 ]

avocat

Député des Vosges (1827-1828).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

ROYER-COLLARD (Pierre Paul).- Né à Sompuis (Marne) le 21 juin 1763, il fut élu député des Vosges par les libéraux de l’arrondissement de Neufchâteau, en novembre 1827 ; il fut nommé président de la Chambre des députés.

Quelques jours auparavant, il était devenu membre de l’Académie française. Orateur, publiciste, philosophe, littérateur, Royer-Collard a occupé une grande place dans les évènements contemporains.

Il mourut à Châteauvieux (Loir-et-Cher) le 8 juillet 1845.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

ROYER-COLLARD (Pierre-Paul), philosophe, député
Sompuis (Marne), 21 juin 1763 – Châteauvieux (Loir-et-Cher), 8 juillet 1845


Fils d’un riche cultivateur, il devient, après ses études aux collèges de Chaumont et de Saint-Omer, professeur de mathématiques, puis étudie le droit et débute comme avocat à Paris en 1787. Elu membre du Conseil des Cinq Cents en l’an V dans la Marne, il est partisan d’une monarchie constitutionnelle.

Il est nommé professeur de philosophie à la Sorbonne en 1811 sur la réputation qu’il s’était faite en combattant les théories de Condillac. Il est doyen de la faculté des Lettres lors des Cents-Jours. En 1815, il siège à la Chambre des députés, élu par le département de la Marne. Il est le principal orateur à la Chambre, où son autorité incontestable et ses prises de position en faveur de l’abaissement du cens électoral lui valent cependant l’animosité des ultra royalistes.

Réélu dans plusieurs départements aux différents scrutins, il se présente en 1827 dans sept circonscriptions dont celle de Neufchâteau où il bat Baudel-Martinet. Il opte pour celle de Vitry-le-François. Président de la Chambre en 1828, il combat la politique de la fin du règne de Charles X. Il se rallie à Louis-Philippe et conserve son siège de député jusqu’à son échec de 1842. Affaibli, malade, il se retire à Châteauvieux où il décède deux ans plus tard.

Il est surtout connu pour les discours qui ont été imprimés.

Il avait épousé Melle de Forges de Châteauvieux dont il eut deux filles.


Bibl. : Robert.– Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome V, p. 221-224.
Bouvier.– Bibliographie générale vosgienne, p. 508-509.


[Albert Ronsin]

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