1923 —
Le Pays lorrain
C’est avec peine que nous avons appris la mort de notre collaborateur, M. Emile Richard.
Instituteur à Bussang, il avait été nommé en la même qualité à Paris. Lorsqu’il prit sa retraite, il revint fidèlement dans ses Vosges natales.
Conseiller municipal de Bussang, il s’intéressait fort à sa petite ville dont il avait écrit une histoire très documentée.
I y est mort à 58 ans au moment où, libre de ses obligations professionnelles, on pouvait espérer qu’il publierait le résultat de ses nombreuses recherches.
[Le Pays Lorrain, octobre 1923, p. 479, signé Charles Sadoul]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
RICHARD (Emile), général
Rambervillers, 7 janvier 1836 – Paris, 5 juillet 1887
Il entre à Polytechnique en 1854 et en sort comme sous-lieutenant du Génie en mai 1856. Lieutenant d’une compagnie de sapeurs, il prend part à l’expédition d’Italie en 1859. Après 6 ans passés en Afrique du Nord, il est affecté à l’armée du Rhin et, en 1870, prend part à toutes les opérations du siège de Metz. Après la capitulation, il s’évade et rejoint l’armée du Nord.
Aide-de-camp du général Faidherbe, il lutte courageusement à la bataille de Saint-Quentin (19 janvier 1871), n’abandonnant le combat qu’à la dernière extrémité. Il retourne en Algérie comme chef du génie, puis à Lille. En décembre 1879, il est appelé comme chef de cabinet par le général Farre devenu ministre de la guerre. Il est promu colonel l’année suivante, commande plus tard le 1er Régiment du génie et dirige cette arme à Versailles. Le général Thibaudin l’appelle de nouveau au ministère de la guerre comme directeur du génie. Il est nommé général de brigade le 3 octobre 1883.
Sa carrière s’achève par une troisième participation aux affaires ministérielles sous le général Boulanger.
Bibl. : Bouvier, p. 501-502.
[Pierre Heili]