1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
RICHARD D’ABONCOURT (Antoine Nicolas Sigisbert de).- Né à Bruyères le 24 août 1782, son père était écuyer et avocat au Parlement de Nancy ; son grand-père maternel, de Jacob, fut le premier commandant de la garde nationale de Bruyères en 1789 ; il épousa la fille du lieutenant-général comte d’Olonne.
Sous-préfet de Mirecourt en 1816, il est devenu, le 20 février 1822, sous-préfet de Saint-Dié. Aux élections de février 1824, il a été élu député des Vosges par le collège électoral de Remiremont-Saint-Dié avec 81 voix contre 60 à Falatieu ; et a été décoré de la Légion d’honneur en 1825 ; il n’a pas été réélu député en novembre 1827.
Richard d’Aboncourt est mort à Champ-le-Duc le 1er avril 1837.
Son fils, capitaine d’artillerie, s’était retiré aussi à Champ-le-Duc.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
RICHARD D’ABONCOURT (Antoine-Nicolas-Sigisbert), sous-préfet, député des Vosges
Bruyères, 24 août 1782 – Champ-le-Duc, 1er avril 1837
Fils de Nicolas-François d’Aboncourt (Remiremont, 1753-1813), Antoine-Nicolas est nommé sous-préfet de Mirecourt en 1814 par le comte de Damas, grâce à l’appui de son beau-père le comte d’Ollone, alors aide de camp de Roger de Damas, gouverneur d’Alsace, de Lorraine et des Trois Evêchés pour le comte d’Artois. Démis de ses fonctions pendant les Cent Jours, Antoine-Richard d’Aboncourt retrouve son poste au retour des Bourbons et le conserve jusqu’en 1822, date à laquelle par ordonnance du 20 février 1822, il est nommé sous-préfet de Saint-Dié, sur l’intervention de son beau-père.
Très apprécié par les notables de l’arrondissement, il se fait élire député du 2ème arrondissement électoral le 25 février 1824, tout en conservant son poste de sous-préfet et il vote toujours avec le gouvernement, mais il est battu par Buquet aux élections de 1827.
Son beau-père tente en vain, en 1828, d’obtenir pour lui la préfecture des Vosges. En 1830, lors des journées de Juillet, il quitte son poste et se retire à Champ-le-Duc dans ses propriétés.
Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1825.
Il avait épousé la fille du lieutenant-général Pierre-François-Gabriel d’Ollone. Leur fils fut capitaine d’artillerie et se retira également à Champ-le-Duc.
Bibl. : Bouvier.– Biographie générale vosgienne, p. 501.
Robert.– Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome V, p. 140.
Blachon (Remy).– Les Premiers sous-préfets de Saint-Dié, in Bulkletin de la Société Philomatique vosgienne, 1989.
[Pierre Heili]