Pierre François Gabriel D’OLLONE

[ Rillieux-la-Pape (69), 25/07/1757 – Fauconcourt (88), 1826 ]

lieutenant général

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

OLLONE (Pierre François Gabriel d’).- Né au château de la Pape, à Rillieu-en-Bresse (Ain), le 25 juillet 1757, le vicomte d’Ollone fut nommé, le 23 novembre 1791 , colonel du 47e régiment d’infanterie (ex-Lorraine), fut promu maréchal de camp, le 16 mai 1792, puis émigra.

A la Restauration, il fut nommé lieutenant-général, le 1er août 1814. Il se fixa ensuite à Saint-Dié où s’établit sa famille.

Un de ses descendants, chef d’escadrons au 12e chasseurs à cheval, qui fut blessé à la bataille de Sedan, est mort en 1874.

Un autre membre de la même famille, le comte Alexandre Paul d’Ollone, a été nommé lieutenant-général, le 24 mars 1819.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

OLLONE (Pierre-François Gabriel, comte d’), maréchal de camp
Rilleux-La-Pape (Ain), 25 juillet 1757 – Fauconcourt, v. 1826


Fils de François Xavier d’Ollone et Marguerite Bourdon, il a pour parrain le fils de Jean-Pierre Kolly, banquier à la cour, et pour marraine Gabrielle Bourdon, épouse de Antoine Du Houx de Vioménil. C’est évidemment dans l’armée qu’il doit faire sa carrière. Sous-lieutenant sans appointement dans la Légion Lorraine à partir du 9 novembre 1772, il passe à Chartres-dragons en 1776, puis est nommé capitaine au régiment de Barrois-Infanterie en 1778. Affecté au 3e régiment de chasseurs à cheval en 1779, il est pris pour aide de camp par son oncle le maréchal de camp, comte de Vioménil, et part avec lui en Amérique à l’armée du général de Rochambeau, embarque sur le Neptune le 2 mai 1780. Il participe en 1781 au siège de la ville d’York en Virginie et à toutes les campagnes jusqu’au retour de l’armée de Rochambeau en 1783.

Il sert ensuite comme aide-maréchal général des logis de l’armée. En 1785 et 1788, il reconnaît les camps de cavalerie en Lorraine et dans le pays de Metz. Major le 1er juillet 1788, lieutenant-colonel le 11 juillet 1789, avec l’appui de ses oncles Vioménil, il obtient d’être nommé colonel du 47e R.I. le 23 novembre 1791, mais il démissionne en juillet 1792 et se retire à Fauconcourt pour y défendre sa femme et quatre enfants en bas âge contre les menaces et les vexations de quelques hommes ardens… et il s’adonne à l’exploitation de son domaine. En 1795, il se déclare cultivateur. En 1800, il demande au ministre de la guerre sa pension d’adjudant général chef de brigade non payée depuis 1791. Comme il n’a pas trente années de service, Carnot répond qu’il ne peut y prétendre.

Il est à nouveau admis au service le 23 août 1814 comme maréchal de camp chargé de l’inspection de l’infanterie. Il est admis à la retraite à compter du 1er janvier 1819 et se retire à Fauconcourt.

Agrégé à la Société américaine et militaire de Cincinnatus en septembre 1789, il était aussi titulaire de la croix de Saint-Louis depuis le 4 octobre 1789.

Il avait épousé Adélaïde Félix de Pardieu, veuve du comte de Rupierre, dont il eut quatre enfants, trois filles (dont l’une sera religieuse) et un fils Charles Pierre.


Bibl. : Service Historique des Armées de Terre, à Vincennes : dossier OLLONE.


[Albert Ronsin]

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