Joseph MENGIN

[ Saint-Dié (88) , 15/02/ 1750 – Saint-Dié (88) , 10/06/ 1821 ]

notaire

Maire de Saint-Dié (1790). Député des Vosges (1791-1792).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

MENGIN (Joseph).- Né à Saint-Dié le 15 février 1750, il était avocat et assesseur au bailliage et à la prévôté depuis août 1776, lorsque survint la Révolution. Maire de Saint-Dié le 8 février 1790, il devint, en juin suivant, administrateur du district et vice-président du directoire.

Le 31 août 1791 il était élu député des Vosges à l’Assemblée Législative, le 1er sur 8, par 241 voix. Après la clôture de la session il fut nommé, en novembre 1792, procureur-syndic du district de Saint-Dié. En 1796, il fut membre de l’administration municipale du canton de Fraize ; le 25 avril 1800 il devenait conseiller de préfecture des Vosges, mais il renonça bientôt à ces fonctions. Notaire à Fraize, il géra son étude jusqu’au 8 juillet 1803.

Mengin est mort à Saint-Dié le 10 juin 1821.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MENGIN (Joseph), avocat et législateur
Saint-Dié, 15 février 1750 - Saint-Dié, 10 juin 1821


Joseph Mengin. Il devient en août 1786 assesseur à la prévôté bailliagère et bailli du buffet d’Etival. Sous la Révolution, il fait partie du Comité de Sûreté de Saint-Dié et, lors de la division de la France en départements, il est envoyé à Paris avec Dieudonné Dubois, pour exposer au Comité de Constitution de l’assemblée ce qui paraissait le plus conforme aux intérêts et à la région.

Le 8 février 1790, il est élu maire de Saint-Dié et le reste jusqu’au 18 juin même année, date à laquelle il entre au Conseil général du district. Elu le 31 août 1791 premier député des Vosges à l’Assemblée législative, il quitte alors l’administration du district. A son retour à Saint-Dié en 1792, il rentre au directoire du district en qualité de procureur-syndic en remplacement de François Haxo et reste à ce poste jusqu’au milieu du mois de mai 1795.

Il devient ensuite notaire à Fraize jusqu’en juillet 1803 avant de reprendre sa profession d’avocat à Saint-Dié. Le 3 mai 1815, il est à nouveau nommé maire de Saint-Dié par un arrêté du commissaire extraordinaire impérial, mais cède sa place dès les Cent-Jours.


Bibl. : Mathieu (Abel).- Les Vosges sous la Révolution, Gérard Louis éd., 1988, p. 312.


[ Pierre Heili ]

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