1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
MANGIN (Alphonse François Eugène).- Le colonel du génie Mangin est un enfant de Mirecourt, où il naquit le 14 juin 1825.
A sa sortie de l’École polytechnique, où il avait été reçu en 1844, il fut nommé sous-lieutenant du génie, le 1er octobre 1846, passa deux ans à l’École d’application de Metz et devint lieutenant au 1er régiment, le 1er octobre 1848, puis servit en Algérie et en Kabylie. Capitaine du génie le 6 février 1853, il fut placé à Briançon, ensuite à Bastia, à Verdun, puis au 3e régiment, fit la campagne d’Italie ; de là il alla à Nantes, à Lille, puis chef du génie à Quimper, où il fut décoré de la Légion d’honneur, le 6 mars 1867.
Chef de bataillon du génie, le 24 décembre 1869, il devint chef du génie à Boulogne-sur-Mer, puis entra au Dépôt des fortifications où il révéla ses aptitudes spéciales de savant et reçut la croix d’officier de la Légion d’honneur, en 1870. Il commanda alors le génie de la 3e division du 15e corps à l’armée de la Loire et à celle de l’Est.
Chef du génie à Péronne, puis lieutenant-colonel, le 17 novembre 1876, il fut maintenu au dépôt des fortifications, où il continua ses belles inventions d’appareils de télégraphie optique ; un nouveau système de pont-levis, le périgraphe instantané, etc. Colonel du génie, le 29 décembre 1880, il dut prendre prématurément sa retraite, le 11 janvier 1885, par suite de l’altération de sa santé.
Il mourut peu de temps après, à Paris, le 7 novembre 1885. Son dévouement à la science était tel qu’il s’y sacrifia complètement et y épuisa sa vie ; à la suite d’expériences, de fatigues ou d’accidents, d’une terrible chute en ballon, il avait perdu un oeil et l’usage d’une jambe.
On peut dire du colonel Mangin que ce fut un martyr de la science. Il était commandeur de la Légion d’honneur, depuis 1884, commandeur de l’ordre de Sainte-Anne de Russie et officier de l’instruction publique.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
MANGIN (Alphonse François Eugène), colonel du génie, inventeur
Mirecourt, 14 juin 1825 – Paris, 7 novembre 1885
Entré à l’école polytechnique en 1844, il passe à l’école d’application de Metz avec le grade de sous-lieutenant en 1846.
Lieutenant au 1er régiment du génie, le 1er octobre 1848 il sert en Kabylie. En 1853 il est capitaine à Briançon puis à Bastia et Verdun avant de partir en campagne en Italie, au 3ème régiment de génie. Il est ensuite affecté à Nantes puis Lille et Quimper. Chef de bataillon en 1869, il est placé à la tête de la chefferie de Boulogne-sur-Mer puis envoyé au dépôt des fortifications. En 1870 il commande le génie de la 3ème division du 15ème C.A. à l’armée de la Loire et à celle de l’Est. Il est ensuite nommé à Péronne.
Lieutenant-colonel en 1876, colonel le 29 décembre 1880, il prend sa retraite, malade, le 11 janvier 1885 et meurt quelques mois plus tard. Au cours d’expériences scientifiques, à la suite de la chute d’un ballon, il perd l’usage d’un œil et d’une jambe.
Alphonse Mangin est surtout connu pour ses inventions concernant la télégraphie optique, un nouveau pont-levis, le périgraphe industriel.
Chevalier de la Légion d’honneur en 1867, officier en 1870, il était commandeur depuis 1884.
Bibl. : Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 464-465.
[Albert Ronsin]