1889 —
Biographie vosgienne / Félix Bouvier
LAURENT (Jean Blaise).- C’est encore un conventionnel vosgien, mais qui, par une singularité inexpliquée représenta le département du Lot-et-Garonne.
Né à Bruyères le 8 octobre 1737, où son père était régent d’école, et sa mère une demoiselle Vaudechamp, Blaise Laurent alla se fixer, on ne sait à la suite de quelles circonstances, à Auvillar, aujourd’hui Tarn-et-Garonne, mais compris en 1790 dans le Lot-et-Garonne.
En 1791, Laurent était juge de paix à Auvillar et était élu, la même année, haut-juré près la haute-cour nationale. En septembre 1792, il était élu, le 2e sur 9, représentant du peuple de Lot-et-Garonne à la Convention ; il y vota pour la réclusion du roi dans le procès de Louis XVI et siégea dans la Plaine. En 1795, il devint membre du Conseil des Anciens et sortit par le sort en 1797.
Il retourna alors à Auvillar où il fut élu, dès son retour, en mai 1798, président de l’administration municipale du canton. En raison de son grand âge, il résigna quelques mois après ses fonctions et mourut le 25 octobre 1799, dans sa propriété du Valentin, commune d’Espalaïs (Tarn-et-Garonne).
Il ne laissait pas d’enfants. Sa veuve mourut à Auvillar le 14 janvier 1822.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
LAURENT (Jean-Blaise-Antoine), juge de paix et conventionnel
Bruyères, 8 octobre 1737 – Espalais (Tarn-et-Garonne), 14 janvier 1822
Elu le 5 septembre 1792 par le Lot-et-Garonne membre de la Convention, il demande et fait voter dès le début de cette assemblée un décret qui déclarait toute fonction publique incompatible avec celle de législateur. Il vote ensuite parmi les modérés et dans le procès du roi opine pour la réclusion. Réélu par le même département, le 23 vendémiaire an IV, député au Conseil des Anciens, il siège dans cette Assemblée jusqu’en l’an VI.
Bibl. : Robinet.
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Pierre Heili
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