1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
HOUEL (Jean-Hubert).- Né à Deycimont le 4 avril 1802, il fut reçu élève à l’École normale supérieure, mais abandonna la carrière de l’enseignement, fit ses études de droit et devint notaire à St-Dié en 1827.
Dix ans après, il vendait sa charge et se faisait inscrire avocat au barreau de St-Dié ; adjoint au maire de S-Dié, le 30 octobre 1830, il fut élu ensuite conseiller d’arrondissement pour le canton de Saint-Dié. Le 23 avril 1848, il fut élu représentant du Peuple des Vosges à l’Assemblée Constituante, le 8e sur 11, par 58 194 voix, et vota avec le parti républicain modéré. Représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le 13 mai 1849, le 2e sur 9, par 35 272 voix, il siégea parmi les libéraux et protesta contre le coup d’État de décembre 1851 ; il vécut depuis lors dans la vie privée.
Son fils, M. Eugène Houël, né en 1833, ancien élève de l’école polytechnique, est, depuis 1874, conseiller d’arrondissement pour le canton de Provenchères-sur-Fave.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
HOUEL (Jean-Hubert), avocat, notaire, député des Vosges
Deycimont, 4 avril 1802 - Saint-Dié, 20 juin 1889
Né au sein d’une famille de cultivateurs, il entre à l’École Normale Supérieure, mais en 1822 il opte pour l’étude du droit puis s’installe à Saint-Dié dans une charge de notaire en 1827. En 1837, il vend sa charge et s’inscrit comme avocat au barreau de Saint-Dié.
Du 30 octobre 1830, date de sa nomination, au 2 septembre 1831, date de sa démission et de celle de ses adjoints, il est maire de Saint-Dié. Il est également conseiller d’arrondissement.
Lors de la Révolution de 1848, il prend parti assez modérément pour la République ; du 8 février au 11 mars, il est désigné comme sous-préfet suppléant. Aux élections du 23 avril, il est élu représentant du peuple et fait partie du comite de l’instruction publique. Il adopte des positions conservatrices au sein du parti républicain, il vote pour l’expédition de Rome, contre le droit au travail. Il soutient la candidature de Cavaignac à la présidence de la République, mais ne s’oppose pas violemment au gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte. Il est réélu à l’Assemblée législative par le département des Vosges le 13 mai 1849. Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, il est du groupe des protestataires et est incarcéré durant quelques jours.
Il revient à Saint-Dié et abandonne toute vie publique.
De son mariage avec Joséphine-Gabrielle Serrier, il a trois enfants : une fille décédée à l’âge de quatre ans en 1833, et deux fils :
- Pierre-Eugène (né en 1833), élève à l’école polytechnique, industriel à Provenchères-sur-Fave, conseiller d’arrondissement du canton de Provenchères à partir de 1874.
- Paul-Eugène (né à Saint-Dié, 11 décembre 1836), également élève à l’école polytechnique, garde général des eaux et forets à Saint-Dié puis à Schirmeck de 1860 à 1864. En disponibilité à partir de 1864.
Le frère de Jean-Hubert Houël, Jean-Pierre (vers 1790 - 7 mars 1864) fut principal du collège de Saint-Dié.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome III, p. 358.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 439.
Renseignements généalogiques communiqués par P. Colin.
Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XVII, col. 1341.
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Albert Ronsin
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