Henry Joseph Albert GÉRARDIN

[ L’Étanche (88), 12/05/1822 – Paris (75), 01/04/1876 ]

ingénieur Ponts et Chaussées

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

GÉRARDIN Henry Joseph Albert.- [Frère aîné de Charles Nicolas François GÉRARDIN], né à l’Étanche, le 12 mai 1822, élève de l’École polytechnique en 1841, élève de l’École des ponts et chaussées en 1843, fut à sa sortie ingénieur ordinaire en 2e des ponts et chaussées à Rochefort, puis, en décembre 1852, attaché à la compagnie des chemins de fer du Midi, où il fit le tracé de la ligne de Bordeaux à Cette, de celles de Toulouse à Brives par Périgueux, de Bourges à Montluçon, etc.

En 1861, il dirigea les travaux de la ligne de Chaumont à Pagny-sur-Meuse par Neufchâteau, et fit décider la construction de la gare de Neufchâteau plus près de la ville. Ingénieur ordinaire de 1ère classe à Châlons-sur-Marne, il fut chargé du canai et de travaux hydrauliques qui lui valurent la croix de la Légion d’honneur. Pendant le siège de Paris, il construisit une ligne ferrée militaire et coupa la navigation de la Marne en détruisant les écluses sous le feu de l’ennemi.

Ingénieur en chef des ponts et chaussées le 5 juin 1872, Henry Gérardin fut envoyé à Montpellier, le 8 mai 1873, il devenait professeur du cours des machines à vapeur à l’École. Il mourut subitement le 1er avril 1876.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GÉRARDIN (Henry Joseph Albert), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées

L’Étanche, 12 mai 1822 - Paris, 1er avril 1876


Fils d’un ancien maire de Neufchâteau en 1814, il est élève à l’école polytechnique en 1841, puis à l’école des Ponts et Chaussées en 1843 ; il est affecté comme ingénieur ordinaire à Rochefort. En 1852, il est détaché auprès de la compagnie des chemins de fer du Midi et établit le trace des lignes Bordeaux-Sète, Toulouse-Brives, Bourges-Montluçon. En 1861, il dirige les travaux de la ligne Chaumont-Pagny-sur-Meuse par Neufchâteau et obtient la modification de l’implantation de la gare de Neufchâteau.

Ingénieur de 1ère classe à Châlons-sur-Marne, il travaille à la création du canal. Durant le siège de Paris en 1870, il crée une ligne de chemin de fer militaire et coupe la navigation sur la Marne en détruisant les écluses sous le feu des Prussiens. Nommé ingénieur en chef le 5 juin 1872, il est envoyé à Montpellier. Le 8 mai 1873, il est professeur du cours de machines à vapeur à l’École des Ponts et Chaussées. Il meurt subitement trois années plus tard.


Son frère Charles Nicolas François, né à L’Étanche le 6 décembre 1825, entre aussi à l’école polytechnique en 1845 et effectue une carrière militaire dans le génie ; il fait la campagne d’Italie en 1856. Chef de bataillon en 1868, il part en Algérie, revient en 1870 et sert dans divers états-majors. Promu lieutenant-colonel le 24 avril 1875, il meurt subitement le 10 juillet 1875.


Bibl. : Bouvier.- Biographie générale des Vosges, p. 425-426.


[Albert Ronsin]

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