1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
GAUGUIER (Charles Séraphin Joseph).- Né à Lille (Nord) le 23 avril 1793, il se destina à l’état militaire et entra à l’école de Saint-Cyr. Renvoyé de l’école à la suite d’un duel, il demanda à être admis comme sous-officier dans un régiment de cavalerie ; Napoléon le nomma sous-lieutenant de dragons. Il partit aussitôt pour la grande armée et fit la campagne de Russie où il fut quatre fois proposé, soit pour la décoration, soit pour l’avancement, sans obtenir ni l’une ni l’autre.
Pendant la campagne de 1813 il accomplit une mission périlleuse et reçut cette fois, des mains de l’empereur, la croix de la légion d’honneur ; il avait 19 ans. L’année suivante, la Restauration vint briser sa carrière militaire.
Gauguier devint maître de forges à Neufchâteau et conseiller général du canton jusqu’en 1842. Député des Vosges pour l’arrondissement de Neufchâteau en juillet 1831, il vota avec les libéraux de la Chambre et fut réélu en juin 1834, en novembre 1837, en mars 1839.
Gauguier est mort à Paris vers 1855, sans que nous puissions préciser la date de son décès, par suite de l’incendie des actes de l’état-civil de Paris en 1871.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GAUGUIER (Charles-Séraphin-Joseph), maître de forges, député des Vosges
Lille, 23 avril 1793 - Paris, vers 1855
Souhaitant faire une carrière militaire, il entre à l’école de Saint-Cyr mais à la suite d’un duel il est renvoyé. Admis comme sous-officier, nommé sous-lieutenant de dragons, il participe à la campagne de Russie puis à la campagne d’Allemagne, ce qui lui vaut, à 19 ans, la croix de la Légion d’honneur remise par Napoléon 1er.
Rendu à la vie civile lors de la Restauration, il devient maître de forges à Neufchâteau. Nommé conseiller général en 1830, il est confirmé dans ses fonctions par les suffrages des électeurs pour la période 1833-1843. Aux élections législatives du 5 juillet 1831, il est élu député par le collège électoral de Neufchâteau. Il est réélu en 1834, 1837 et 1839 mais échoue en 1842. Il siège à gauche. Chaque année, il dépose une proposition de loi pour supprimer le traitement des députés fonctionnaires durant la durée des sessions. Il décède à Paris vers 1855. La disparition de l’état civil de cette ville en 1871 ne permet pas d’apporter d’autre précision.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome III, p. 135.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 420.
[Albert Ronsin]