Eugène MATHIS *

[ Fraize (88) , 07/09/ 1864 – Nancy (54) , 20/10/ 1933 ]

Auteur vosgien

1864
Naissance d’Eugène Jean-Baptiste Mathis le 7 septembre, à minuit trois quarts, dans une ferme de La Beurée*, sur la commune de Fraize. Ses parents sont Jean-Baptiste Mathis (21/03/1836 – 18/07/1919) et Marie-Catherine Pierre (16/11/1844 – 17/01/1900). Il est l’aîné de sept enfants.
* La Beurée (en patois : Bûrâie), est un hameau de Fraize. Le nom vient du mot latin beura, bélier : lieu affecté autrefois au pacage des moutons (un seul "r", aucun rapport avec le beurre).
1877
Première communion le 20 mai à Fraize.
1887
Le 17 juin, il obtient son certificat d’aptitude pédagogique, après avoir été instituteur adjoint stagiaire à Saint-Dié (école du faubourg d’Hellieule, 1882-84) et à Fraize (1884-88). A la suite de ce succès, Eugène Mathis exercera la profession d’instituteur, puis de directeur d’école, dans plusieurs communes vosgiennes : à Fraize (1888-91), Blévaincourt (1891-93), Sainte-Hélène (1893-95), Mont-les-Neufchâteau (1895-1904), Robécourt (1904-07), Damblain (1907-12), et La Chapelle-aux-Bois (1912-23).
1891
Il exerce les fonctions de secrétaire de mairie à Blévaincourt, et poursuivra cette mission dans les communes où il sera nommé (hormis Sainte-Hélène), jusqu’en 1923.
1893
Mariage civil le 18 septembre à Blévaincourt, suivi du mariage religieux le 19 à Isches (Vosges), avec Gabrielle Goichon (06/11/1867 – 24/03/1932), qui lui donnera deux enfants : Yvonne (1894 – 1989) et René (1899 – 1978).
1922
Le 15 août, le couple achète la maison de la rue de Saint-Dié, à Fraize (devenue rue Eugène-Mathis en 1937), pour y vivre la retraite qu’Eugène prend en 1923.
1925
Président du comité radical et socialiste du canton de Fraize de 1925 à 1933, il se présentera vainement un peu plus tard aux élections municipales de cette ville. De 1926 à 1933, il est suppléant au juge de paix du canton. De 1927 à 1933, il est délégué cantonal, président du Comité des Promenades du canton.

Son ouvrage Les Héros, gens de Fraize lui fait obtenir le Prix littéraire 1925 de la Société Erckmann-Chatrian, remis par le Maréchal Lyautey, et le Prix Monthyon 1926 de l’Académie française.
1933
Fin juillet, il souffre des premiers symptômes de la maladie (cancer colique) qui devait l’emporter. Il décède le 18 octobre, à 69 ans, à la Clinique de la Sainte-Enfance, à Nancy.
1935
L’Académie Lorraine de Stanislas lui décerne à titre posthume le Prix de poésie Hippolyte Roy, pour l’ensemble de son œuvre.
1937
Son nom est donné, par délibération du Conseil municipal de Fraize du 5 mars (inauguration le 29 août), à la rue de Saint-Dié (ancienne rue de la Gendarmerie) où il habitait. La plaque est ainsi conçue :


Rue Eugène MATHIS Écrivain et poète lorrain Enfant de Fraize
1864-1933

1938
Le 27 février, à Saint-Dié, Victor Lalevée donne une conférence intitulée : Eugène Mathis, poète et écrivain régionaliste. Elle sera publiée dans le Bulletin de la Société philomatique vosgienne, LI, p. 125-128.

Le même Victor Lalevée n’oubliera pas Mathis dans son Histoire de Fraize et de la Haute-Vallée de la Meurthe, publiée vingt ans plus tard (Fraize : René Fleurent, 1957 ; réédition à Épinal : Flash 88, 1995).

Cette page - et la bibliographie correspondante - ont été réalisées avec le concours du Docteur Michel Mathis, arrière petit-fils d’Eugène Mathis.

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