1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
DERAZEY (Jean-Nicolas).- Né à Harol le 21 juin 1760, il devint le 29 mai 1786, avocat au Parlement ; il fut élu administrateur du département des Vosges le 7 juin 1790, puis juge au tribunal du district de Darney le 5 avril 1793 et administrateur du directoire du district de Darney en 1794.
Conservateur des hypothèques à Épinal, en 1796, il devint ensuite accusateur-public près le tribunal civil des Vosges, fut réélu à ce poste le 12 avril 1798 et maintenu également, le 10 juin 1800, avec le titre de commissaire du gouvernement. Procureur-impérial criminel près la cour d’assises des Vosges le 1er mai 1811, il resta en fonctions jusqu’en 1814.
Député des Vosges en août 1815 à la Chambre qui fut surnommée la "Chambre introuvable", il ne fut pas réélu aux élections suivantes en 1816, et fut alors nommé conseiller à la cour d’appel de Nancy. En 1824, il se retira à la ferme de Saurupt, qu’il avait créée, sur le territoire de Harol.
Il était décoré de la Légion d’honneur et chevalier de Saint-Louis.
Nicolas Derazey est mort le 28 février 1843.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
DERAZEY (Jean-Nicolas, chevalier) , magistrat, député des Vosges
Harol, 21 juin 1760 - Harol, 28 février 1843
Frère d’Eustache Derazey, reçu avocat au parlement le 29 mai 1786, il est élu administrateur du département des Vosges le 7 juin 1790, puis juge au tribunal du district de Darney le 5 avril 1793, enfin administrateur de ce même district en 1794 et commissaire du directoire exécutif près la municipalité d’Escles en l’an IV. Il est ensuite conservateur des hypothèques à Épinal en 1796 ; il est choisi comme accusateur public près le tribunal civil des Vosges, y est réélu le 12 avril 1798 et maintenu à ce poste en 1800. Le 1er mai 1811 il est nommé procureur impérial criminel près de la cour d’assises des Vosges et conserve son poste jusqu’en 1814.
Favorable au rétablissement des Bourbons, il est élu député des Vosges le 22 août 1815 à la Chambre introuvable. Il siège parmi les modérés. Non réélu en 1816, il est alors conseiller à la Cour d’appel de Nancy. En 1824 il se retire dans sa ferme de Saurupt, sur le territoire d’Harol.
Il était chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de Saint Louis.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français, t. II, p. 343.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 396.
[Albert Ronsin].