Octave HOUDAILLE

[ Mirecourt (88), 17/10/1858 – Paris (16e arr.), 17/10/1939 ]

avocat, homme de lettres

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

HOUDAILLE Octave.- Né à Mirecourt le 17 octobre 1860.

Homme de lettres.

Avocat à la cour d’appel de Paris.

Membre de l’Association vosgienne.

M. Houdaille fit ses études classiques à Lunéville et à Nancy et son droit à la faculté de cette dernière ville. Il se destina d’abord à la carrière diplomatique, mais il y renonça bientôt.

Il voyagea alors en Allemagne, où il eut deux duels avec des officiers. Il rentra en France et se fit inscrire au barreau de Paris. Il a plaidé, en 1884, devant la cour d’assises des Vosges, pour l’amant dans le procès célèbre des empoisonneurs d’Hennezel, et en 1892, devant la cour d’assises de la Seine, dansle procès Morès, à la suite de son duel mortel avec le capitaine Meyer. Fondateur et organisateur - avec son ami Julien Goujon, actuellement député de Rouen - du syndicat ouvrier vosgien d’Épinal. Président du comité démocratique des Vosges. Candidat à la députation à Épinal, en 1889.

Auteur de :
- Les Possessions (1894), poésies, Lemerre éditeur.
- Une Femme libre (1895), roman d’étude contemporaine, Lemerre éditeur.
- En collaboration avec Charles Epheyré : Possession, drame touchant à l’occultisme, joué à Paris le 16 avril 1895, sur la scène de la Bodinière (Théâtre d’application).
- Sœur Marthe, opéra romanesque.

S’occupe ardemment de l’étude des sciences occultes et télépathiques.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

HOUDAILLE (Octave), avocat, écrivain

Mirecourt, 17 octobre 1860 - Paris, août 1939


Après ses études classiques à Lunéville et à Nancy, Octave Houdaille, fils d’un juge de paix à Nancy, fait son droit à Nancy, renonce à la carrière diplomatique à laquelle il a d’abord songé, voyage en Allemagne puis s’inscrit au barreau de Paris en 1884 et plaide dans de grands procès criminels.

Avec son ami Julien Goujon, député de Seine-Inférieure, il fonde le syndicat ouvrier vosgien d’Épinal. Il est également président du comité démocratique des Vosges et, en 1891, est candidat aux élections législatives dans les Vosges mais il est battu. Il part alors avec Charles Richet en Russie où ils sont les hôtes de Tolstoï, puis en Scandinavie pour effectuer des recherches sur l’occultisme.

Octave Houdaille se consacre alors à la littérature et publie à Paris chez Lemerre : Les Possessions, poésies (1895), Une femme libre, roman d’étude contemporaine (1896).

Il écrit également pour le théâtre : Possession (en collaboration avec Charles Epheyre), joué sur la scène de la Bodinière le 16 avril 1895, Judith (1897), Soeur Marthe, drame lyrique (avec la collaboration de Ch. Epheyre), joué au théâtre lyrique populaire le 1er juillet 1898, Le Monde où l’on fleurte (1899).

Ses oeuvres sont marquées par les conceptions de cet adepte actif des sciences occultes et de la télépathie qui publie encore Les Énergies mystérieuses, Le Mannequin d’amour, avec introduction de M. Barrès (1914).

Il collabore aussi à plusieurs périodiques nationaux : le Figaro, la Revue bleue, les Annales, la Grande Revue, mais aussi au Républicain de l’Est et à l’Abeille des Vosges.

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Bibl. : Jouve (H.).- Dictionnaire biographique des Vosges.
Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XVII, col. 1323.


[Albert Ronsin]

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