Hubert DIDIER dit Frère HUMBERT

[ Gérardmer (88), 07/01/1746 – Saint-Dié (88), 24/12/1823 ]

ermite

Biographie vosgienne

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

HUMBERT.- Nous devons signaler encore le pieux frère Humbert, né en 1746, devenu ermite à la Madeleine, sur une montagne près de Saint-Dié, où il retraça, dans sa vie solitaire, les vertus des vieux cénobites du Val de Galilée.

La Révolution détruisit sa chapelle et sa cellule, et lui fit les honneurs de la prison pour sa fermeté à repousser le schisme. Il passa les dernières années de sa vie dans le travail, la prière et la pénitence, et mourut de la mort des justes, en 1823. La sainteté, on a beau dire, entraîne l’admiration, quelque part qu’on la trouve.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

DIDIER (Hubert) , dit Frère Humbert, ermite

Gérardmer, 7 janvier 1746 - Saint-Dié, 24 décembre 1823

Il naquit à la ferme du Bergon où ses parents, Nicolas Didier et Agathe Pierrat étaient agriculteurs. Jusqu’à l’âge de 30 ans environ, il s’occupe des travaux de l’exploitation familiale. Ayant reçu une certaine instruction, il dirige pendant plusieurs hivers l’école de sa section. Menant une vie austère, jeûnant fréquemment, il est choisi quelques années avant la Révolution par Antoine François Raulin, chanoine de la cathédrale de Saint-Dié, pour occuper l’ermitage de la montagne de la Madeleine que ce dernier avait fait reconstruire. En compagnie d’un autre ermite, Frère Humbert tisse la toile ou fabrique des chapelets et rend de menus services. Vers 1788, il vient occuper seul l’ermitage du Petit-Saint-Dié d’où il est chassé par la Révolution.

Il est accueilli dans les fermes des environs. En correspondance avec des prêtres émigrés, il est un moment inquiété puis acquitté par le tribunal de Bruyères. A la restauration du culte, frère Humbert fut recueilli par la famille Haxo de Saint-Dié qui mit à sa disposition une loge de son jardin de la Colombière. C’est là que le vénérable ermite continua sa vie de prière et de mortification et qu’il mourut avec une réputation de sainteté qui attira autour de sa dépouille une affluence extraordinaire. Frère Humbert peut être considéré comme l’un des derniers exemples édifiants de la vie érémitique dans la montagne vosgienne.


Bibl. : Abbé L’Hôte.- La Vie des saints... du diocèse de Saint-Dié, t. II, p. 565-572.


[Pierre Heili].

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