Claude Nicolas DIDELOT

[ Charmois-l'Orgueilleux (88) , 23/09/ 1795 – Paris (75) , 24/01/ 1856 ]

magistrat

Député des Vosges (1844-1848).

Biographie vosgienne

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

DIDELOT Claude Nicolas.- Magistrat, homme politique, né à Beblanc-Gotte (Vosges), 1795-1856.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

DIDELOT.- L’avocat Didelot, qui plaida pour la famille d’Orléans, dans le procès intenté à la baronne de Feuchères, après la mort du prince de Bourbon-Condé, et qui devint procureur général à Paris, puis député des Vosges, était né à Reblangotte, hameau de la commune de Charmois (1795-1856).

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

DIDELOT (Charles Nicolas).- Député des Vosges ; procureur général et magistrat, il naquit le 28 septembre 1795, à Reblangotte, hameau de la commune de Girancourt, où son père, Claude Didelot était juge de paix et fut administrateur du département en 1792.

Procureur général près la cour de Caen le 28 avril 1844, il passa procureur général à Bourges, le 21 octobre 1844. Élu député des Vosges par l’arrondissement d’Épinal, en 1844, à une élection partielle, à la place de Cuny, qui venait de mourir, il fut réélu aux élections générales de 1846, contre Hingray. La Révolution de 1848 marqua la fin de sa carrière parlementaire. Il fut également révoqué, le 6 mars 1848, de ses fonctions de procureur général.

Il est mort le 30 janvier 1856.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

DIDELOT (Claude-Nicolas) , magistrat, député des Vosges

Charmois-l’Orgueilleux, 23 septembre 1795 - Paris, 24 janvier 1856

Claude Didelot, né à Reblangotte, hameau de Charmois, est le fils du juge de paix de Girancourt devenu administrateur du département des Vosges en 1792. Après ses études secondaires à Nancy, il vient à Paris pour faire son droit.

En 1814, il s’engage pour lutter contre l’invasion puis retourne a ses études de droit. Reçu avocat à Paris le 20 janvier 1817, il entre dans la magistrature où il se distingue par sa sévérité dans les procès politiques et les procès de presse, ce gui lui vaudra un avancement rapide après 1830. Pourtant, substitut à Beauvais en 1819, il est destitué le 29 mai 1822 pour avoir refusé de contrecarrer la candidature d’opposition du président de son tribunal. Il revient alors au barreau de Beauvais. Réintégré en 1830, il est nommé procureur sur place puis substitut au tribunal de la Seine en avril 1831. Substitut du procureur général à la cour royale de Paris le 4 août 1832, il diligente l’année suivante la procédure contre les troubles nés vers Chartres. Le 19 avril 1840, il est nommé conseiller à la cour royale, président des assises. Il passe ensuite à Caen comme procureur général (28 avril 1844). Le 20 juillet 1844, il est élu député des Vosges par le collège électoral de Mirecourt et siège au centre avec les députés qui soutiennent activement le gouvernement. Le 21 octobre 1844, il est nommé procureur général à Bourges et obtient l’exécution de trois paysans condamnés à mort pour soulèvement contre la disette de blé. Réélu député des Vosges le 1er août 1846, il soutient le ministère Guizot jusqu’à la Révolution de 1848. Le lendemain du renversement de Louis-Philippe, il est destitué de sa charge de procureur général.

De 1833 à 1842, il avait été conseiller général de l’Oise.

Il était chevalier de la Légion d’honneur (1836) puis officier dans le même ordre (mai 1846).


Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, t. II, p. 385.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 398.
Renseignements fournis par la mairie de Charmois-l’Orgueilleux.


[Albert Ronsin].

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