Charles Gaspard CONTAUT

[ Épinal (88), 11/01/1802 – Neufchâteau (88), 21/12/1891 ]

négociant

Député des Vosges (1871-1876).

Biographie vosgienne

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

CONTAUT Charles Gaspard.- Né à Épinal le 11 janvier 1802 ; percepteur de 1831 à 1842, il s’est ensuite occupé de commerce et d’industrie, et prit part aux affaires publiques.

Maire de Neufchâteau et membre du conseil municipal des Vosges, capitaine de la garde nationale, il fut envoyé, aux élections du 8 février 1871, à l’Assemblée nationale, par le département des Vosges. Il siégeait à l’extrême gauche.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CONTAUT (Charles Gaspard).- Né à Épinal le 11 janvier 1802, M. Contaut fut nommé percepteur des contributions directes à Landaville le 19 novembre 1831 ; il donna sa démission le 7 janvier 1843.

Il s’établit alors marchand de bois à Neufchâteau, dont il fut maire provisoire en 1848 et en 1870 et se fit remarquer par son opposition à la monarchie de Juillet. En 1848, il fut élu conseiller général des Vosges pour le canton de Neufchâteau et siégea jusqu’en 1853. Il fut l’un des opposants à l’empire.

Le 8 février 1871 il était élu député des Vosges à l’Assemblée nationale le sixième sur 8, par 22 711 voix ; il vota à Bordeaux contre la paix et à Versailles siégea dans les rangs de la gauche. Le 20 février 1876, aux élections générales, il se présenta à la députation dans l’arrondissement de Neufchâteau et n’obtint que 2 000 voix environ, contre 5 000 environ à M. Aymé et 6 277 à M. de Ponlevoy, en faveur de qui il se désista au second tour de scrutin. Il vécut dès lors dans la vie privée. Il est chevalier de la Légion d’honneur.

Son fils, M. Henri Contaut, né à Neufchâteau le 18 mai 1841, est receveur particulier des finances à Neufchâteau ; son gendre M. Roussillat, a été également receveur particulier à Épernay.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CONTAUT (Charles Gaspard), négociant, député des Vosges
(Épinal, 11 janvier 1802 - Neufchâteau, 21 décembre 1891)

Nommé percepteur des contributions directes à Landaville le 19 novembre 1831, il démissionne le 7 janvier 1843 et s’établit marchand de bois à Neufchâteau. Opposant notoire à la Monarchie de Juillet, il est élu conseiller municipal puis maire de Neufchâteau en 1848. Il est également élu conseiller général de 1848 à 1852. En 1850-1851, il milite pour la Propagande démocratique et sociale.

Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il est condamné en 1852 par les commissions mixtes comme républicain. Il échoue aux élections législatives de 1869, mais le 4 septembre 1870 il est à nouveau maire de Neufchâteau.

Le 8 septembre 1871, il est élu député des Vosges à l’Assemblée Nationale et siège avec la gauche modérée, votant les lois constitutionnelles et s’opposant aux propositions conservatrices. Il échoue aux élections de 1876. Le 2 décembre 1882, il reçoit une pension de 300 frs comme victime du coup d’État du 2 décembre 1851.

Son fils Henri et son gendre deviennent receveurs particuliers des finances.


Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome II, p. 174.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 387-388.
Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, publié sous la dir. de Jean Maitron, Paris : les Éditions ouvrières (30 vol. parus de 1964 à 1989), 1789-1864, tome I, p. 452.


[Albert Ronsin].

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