Albert Joseph FERRY

[ Fraize (88) , 27/02/ 1833 – Paris (75) , 16/12/ 1893 ]

avocat

Maire de Saint-Dié (1880-1888). Député des Vosges (1881-1893). Sénateur des Vosges (1893).

Biographie vosgienne

1882 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

FERRY Joseph Albert.- Avocat et maire à Saint-Dié, conseiller général du canton de Gérardmer, ancien membre et secrétaire de la Commission départementale, membre du Conseil académique de Nancy, élu pour 4 ans député de l’arrondissement de Saint-Dié le 21 août 1881 contre M. Rovel (2e circonscription, cantons de Brouvelieures, Corcieux, Fraize, Gérardmer, et les communes de La Bourgonce, Saint-Michel-sur-Meurthe, La Salle, Taintrux, Saint-Dié (rive droite) du canton de Saint-Dié).

A Paris, rue Pasquier, 12.

[Annuaire 1882, p. 144].

Né à Fraize le 27 février 1833.

A Paris, rue de La Boétie, 11.

Siège à gauche.

[Annuaire 1886, p. 181].

A Paris, rue Condorcet, 31.

[Annuaire 1890, p. 166].

Député, avocat et ancien maire de Saint-Dié.

Conseiller général du canton de Gérardmer.

[Annuaire 1890, p. 171].

Élu sénateur [le 11 juin 1893 ?] en remplacement de M. Jules Ferry, décédé, par 497 votants sur 983.

[Annuaire 1894, p. 151].

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

FERRY (Joseph Albert).- Né à Fraize, le 27 février 1833, M. Albert Ferry n’est nullement parent de MM. Jules et Charles Ferry.

Avocat de talent à Saint-Dié, il y fut le véritable chef du parti républicain sous l’empire. Nommé sous-préfet de Mirecourt le 12 septembre 1870, il n’accepta pas ce poste et resta à Saint-Dié. Aux élections du 8 février 1871, il obtint un grand nombre de voix sans cependant être élu député. Il fonda un journal, la Gazette vosgienne, où il combattit vivement l’ordre moral.

Conseiller général des Vosges pour le canton de Gérardmer le 4 octobre 1874, il a été réélu en août 1880 et 1886 et fut à plusieurs reprises secrétaire, puis vice-président du Conseil général. En qualité de conseiller général, il a été secrétaire de la Commission départementale et membre du Conseil académique de Nancy.

Maire de Saint-Dié le 7 juin 1880, en fonctions jusqu’en mai 1888, M. Albert Ferry a été élu député des Vosges, le 21 août 1881, dans la deuxième circonscription de l’arrondissement de Saint-Dié par 5 682 voix contre 2 510 au commandant Rovel, candidat intransigeant.

Il a été réélu au scrutin de liste, le 4 octobre 1885, député des Vosges, le sixième sur 6 par 45 056 voix. Il a été nommé, en 1888, membre de la Commission du budget.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

FERRY (Albert Joseph), homme politique

Fraize, 27 février 1833 - Paris, 16 décembre 1893


Albert Ferry, qui n’est pas apparenté à la famille Ferry illustrée par Jules, poursuit à Saint-Dié même et à Paris une carrière politique active parallèle à celle de son homonyme. Il en résulte parfois des conflits d’idées ou surtout de personnes.

Avocat inscrit au barreau de Saint-Dié, il est sous le Second Empire le chef du parti républicain. Il participe à la création d’une section de la Ligue de l’Enseignement à Saint-Dié en 1868 et à celle de la Gazette Vosgienne (n° 1 : 4 janvier 1869) dont il deviendra le directeur.

Dès l’annonce, le 4 septembre 1870, de la création d’un gouvernement de la Défense Nationale à Paris, il est l’un des cinq Déodatiens qui constituent une Commission provisoire prête à appliquer les décisions du nouveau pouvoir. Cette initiative restera sans lendemain. Nommé sous-préfet de Mirecourt le 12 septembre 1870, il préfère rester à Saint-Dié. Il échoue aux élections législatives de 1871, mais est élu au Conseil général des Vosges dans le canton de Gérardmer qu’il représentera de 1874 à 1893. Il exerce plusieurs fois les fonctions de secrétaire puis vice-président du Conseil général. Albert Ferry est entré au Conseil municipal de Saint-Dié en 1871.

Le 7 juin 1880, il est élu maire de Saint-Dié, à la place de Joseph Queuche, républicain modéré. Il sera battu aux élections municipales de mai 1888. En 1881, il entre à la Chambre des députés et s’inscrit au groupe de la gauche radicale. Il soutient la politique de Jules Ferry sur le Tonkin. Réélu le 4 octobre 1885, il appuie diverses mesures sociales et vote pour les poursuites contre le général Boulanger. Réélu à nouveau en 1891, il approuve la politique protectionniste de Jules Méline.

A la mort de Jules Ferry (mars 1893), il se présente à son siège de sénateur des Vosges et est élu contre Charles Ferry, frère de Jules. Il y siège peu puisqu’il meurt le 14 décembre 1893.


Bibl. : Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris, Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XIII, col. 1166.
Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français, tome V, p. 1682.
Robert.- Dictionnaire des parlementaires français, tome II, p. 639.
Baumont (Georges).- Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Dié, 1961.


[Albert Ronsin]..

Nouvelle recherche