1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
HOUSSEMENT (Jean-Etienne), fils de Christophe Houssement, bourgeois de Saint-Dié, et de Barbe Pierrot son épouse, né à Saint-Dié, le 26 décembre 1762.
G.˙. J.˙. G.˙. 33e degré, Off.˙. du G.˙. Or.˙. Ven.˙. de la R.˙. ═ des Amis Incorruptibles, Or.˙. de Paris ; décédé député de la ═ près du G.˙. Or.˙., à Paris, en décembre 1822, âgé de 60 ans.
Il est le fondateur des Amis Incorruptibles de Saint-Dié (Vosges) en 1785 ; de la loge de Paris, et doyen des officiers dignitaires du Grand Orient de France.
Il était d’une sévérité très grande dans le choix des postulants. Il ne fallait pas être couvert de quinze quartiers de noblesse, mais il fallait réunir des qualités qu’on n’exige plus aujourd’hui. Aussi voit-on beaucoup de francs-maçons, hommes honnêtes et dignes, ne plus fréquenter la loge, s’en abstenir absolument, évitant dans toutes les circonstances, de laisser soupçonner qu’ils sont f.-m. C’est chez ces hommes qu’on rencontre ordinairement les vertus et la charité qu’on prête si légèrement et sans réserve aux assidus.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
HOUSSEMENT (Jean Etienne), graveur, fondateur de la Loge maçonnique de Saint-Dié
Saint-Dié, 26 décembre 1762 - Saint-Dié, février 1829
Fils de Christophe Houssement, bourgeois de Saint-Dié et de Barbe Pierrot, Jean Etienne Houssement exerce son métier de graveur et de fabricant de boutons à Paris.
En 1785, il prend part à la fondation de la loge maçonnique des Amis Incorruptibles de la Grande Loge de France dont il devient le vénérable. Une loge portant le même nom a été créée à Paris le 7 décembre 1790 au Grand Orient de France (est-ce la même loge qui a changé d’obédience ?). Lorsqu’il revient à Saint-Dié, peut-être emmène-t-il avec lui, comme il en a la possibilité, ses constitutions et tient-il la loge dans son nouveau lieu de résidence durant son séjour ?
Après son retour à Paris, la loge de Saint-Dié, qui a pris le nom d’Amis incorruptibles des Vosges, installée officiellement le 14 juillet 1810, continue à être suivie par Houssement qui en est le député auprès du G.O. Il intervient pour excuser le retard dans le versement des cotisations en 1818. Le 13 août 1826, Houssement, devenu dignitaire du 32° degré, est reçu solennellement à la loge de Salnt-Dié. Il est remplacé comme député de la loge de Saint-Dié en 1828 et il décède en février 1829 à Saint-Dié.
Bibl. : Bossu (J.).- Les Origines de la franc-maçonnerie dans les Vosges, 2ème partie : 1804-1847, Épinal, l’auteur, 1954, p. 31-35.
[Albert Ronsin]