1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
CHARLEMAGNE appartient à cet ouvrage par la résidence qu’il fit quelquefois dans les Vosges.
En 805, il reçut son fils Louis au château qu’il avait à Champ-le-Duc, canton de Bruyères, à son retour d’une expédition en Bohème et en Pannonie ; ils se livraient en ce lieu, au plaisir de la chasse et de la pêche.
À Gérardmer, on voit une immense pierre qui a conservé le nom de Table de Charlemagne et qui servait de halte royale lors des parties de chasse que cet empereur faisait dans le pays.
Charlemagne ayant failli perdre la vie en traversant la Meurthe, fit construire, comme monument de sa reconnaissance, une église à Sainte-Marguerite, canton de Saint-Dié, vis-à-vis l’endroit où était arrivé cet accident. La tour de cette église existe encore aujourd’hui.
Charlemagne a aussi habité quelque temps le château royal de Remiremont qui n’existe plus depuis longtemps.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
CHARLEMAGNE.- Sur la fin de ce [huitième] siècle, les montagnes des Vosges furent le rendez-vous des chasses royales, puis impériales !
Charlemagne eut un château dans le val d’Avend, où il vint à plusieurs reprises se reposer des fatigues de la guerre et dû gouvernement des peuples. On croit que ce château était situé sur un tertre qui se nomme encore le Châtelet ; mais il n’en reste aucun vestige. La vierge dite du Trésor, statue en bois de cèdre, qui se conserve dans l’église paroissiale, consacre à Remiremont, dans la mémoire du peuple, le souvenir de Charlemagne.
Acheminons-nous maintenant vers les sources de la Vologne et les splendides hauteurs du Hohneck. Nous trouvons, à l’entrée de la forêt, un bloc énorme de granit, à la surface plane, et qui s’appelle Pierre de Charlemagne. Le grand empereur d’Occident dîna un jour, dit-on, sur la table de ce rocher, dans le moment de ses chasses au sein des forêts vosgiennes. On aime à se détourner de quelques pas pour visiter ce témoin de l’heureuse simplicité de cette halte impériale.