1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
THOMAS Claude.- Né à Charmes, le 1er mars 1703, se voua pendant toute sa vie à l’étude de la théologie, et composa, sous le titre de Théologie morale, un grand ouvrage dédié au pape Benoît XIV, et publié en 1749, en 6 vol. in-8°.
Cette oeuvre était tellement remarquable, que le saint père en recommanda l’étude dans toutes les villes de l’Italie, et que tous les cardinaux crurent devoir donner à l’auteur des témoignages publics de leur reconnaissance. La Théologie morale est encore aujourd’hui classique en Espagne et en Italie.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
THOMAS Claude.- Né à Charmes en 1703. Devenu capucin, il se livra tout entier à l’étude de la théologie, qu’il professa en divers lieux avec la plus grande distinction.
Il composa une grande Étude sur la Morale, qu’il publia en 1749, et qu’il dédia au pape Benoît XIV. Le Saint-Père, ce grand théologien, trouva l’oeuvre du capucin tellement remarquable, qu’il en recommanda l’étude dans toutes les écoles, en la signalant au zèle du clergé. Cet ouvrage, demeuré classique en Italie et en Espagne, commence à le redevenir en France.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
THOMAS DE CHARMES, capucin, théologien
Charmes-sur-Moselle, 1er mars 1703 – Nancy, 3 janvier 1765
Très tôt attiré vers Dieu, il entre en religion et devient capucin. Il professe longtemps la théologie et est choisi comme définiteur de sa province. On lui doit un ouvrage capital : Totius theologiae moralis luculentatae dilucida elucubratio (1749) en trois volumes. Cette œuvre fut dédiée au pape Benoît XIV qui en fut si satisfait qu’il en recommanda l’étude dans toutes les écoles d’Italie et qu’il honora son auteur de deux brefs de félicitation. Clément XIII y ajouta encore de nouveaux éloges en 1761. L’œuvre connut trois autres éditions dans le courant du XVIIIe siècle dont l’une à Venise en 1760.
Entretemps, le père Thomas avait donné sa Theologia Universa (1750) en six volumes, ouvrage qui connut lui aussi un très grand succès et dont l’auteur donna lui-même un abrégé sous le titre de Compendium theologiae universae ad usum examinandorum. Les œuvres du père Thomas furent encore solennellement approuvées en 1858, sous le pontificat de Pie IX, à l’occasion d’une réimpression donnée à Paris par Albrand, supérieur des missions étrangères, avant d’être revue et traduite par l’abbé Grandclaude, supérieur du grand séminaire de Saint-Dié.
L’œuvre du père Thomas concerne la théologie morale ; elle écarte tout système philosophique et, s’adressant aux jeunes étudiants de son ordre, l’auteur les renseigne sur les théologiens réputés, leur évitant ainsi une recherche fastidieuse. Thomas est mort au couvent des Capucins de Nancy.
Bibl. : Lallemand (Louis).- Article dans L’Espérance, journal de Nancy, du 26 janvier 1863.
Collet (J.-P.).- Arts et gloire de Charmes et du canton, p. 305.
Calmet (Dom).- Bibliothèque lorraine.
Larousse du XIXe siècle.
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Pierre Heili
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