Jean François LUPOT

[ Mirecourt (88), 25/07/1684 – Mirecourt (88), 01/03/1749 ]

sculpteur

Biographie vosgienne

1845 — Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton

Jean—François Lupot, sculpteur, né le 25 juillet 1684, mort en 1749.

Ses Vierges et ses Christs en bois de Ste-Lucie sont très estimés ; il réussissait aussi en grotesques dont les luthiers de Mirecourt ornaient leurs ouvrages.


[Tome 2, page 335].

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

LUPOT Jean-François.- Né à Mirecourt le 25 juillet 1684, mort en 1749, sculptait, à l’aide des instruments les plus grossiers, des christs d’une expression si touchante qu’ils ont joui pendant longtemps d’une très grande réputation.

Il excellait également dans le genre grotesque, et il ne lui a manqué que l’étude pour faire un grand artiste.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

LUPOT (Jean-François), sculpteur, né à Mirecourt le 25 juillet 1684, y est mort le 1er mars 1749.

Il s’est distingué dans son art par des ouvrages dignes de grands maîtres, il sculptait, au moyen d’outils grossiers tels que lames de couteaux, des Christ d’une beauté parfaite, en ivoire et en bois de Sainte-Lucie. Il donna une grande impulsion à la lutherie de Mirecourt, en se consacrant à la sculpture de têtes grotesques pour les manches de violons.

Lupot était vraiment un artiste de la nature. Sans principes, sans études, il a fait des sujets qui sont très recherchés. La ville de Mirecourt a donné à une de ses rues le nom de Lupot.

1877 — Notice historique et biographique sur la ville de Mirecourt / Charles Laprévôte

LUPOT Jean-François.- Sculpteur, né à Mirecourt le 25 juillet 1684, de Jean Lupot et de Lucie Henry [Note], mourut dans la même ville le 1er mars 1749, ainsi que le constate l’extrait suivant du registre des actes de décès de cette époque :

L’an 1749, le 1er mars, à 8 heures du matin, mourut, muni des sacrements, François Lupot, sculpteur, veuf de feue Colombe Argenton, son épouse, âgé de 66 ans, et fut inhumé le 2 au cimetière, en présence de Claude Dominique Henri, maître charpentier, et de Claude Matton, sacristain, qui ont signé avec moi. Gouvenot, curé.

Il avait épousé, le 1er août 1723, Colombe Argenton, fille d’un soldat aux gardes du duc Léopold, et qui mourut le 17 mai 1746, à l’âge de 60 ans.

Les ouvrages de Lupot, autrefois fort répandus dans le pays, y sont devenus assez rares et sont recherchés des amateurs. Dom Calmet dit qu’il faisait à la perfection des figures grotesques, dont les luthiers de Mirecourt se servaient pour orner leurs instruments ; mais il excellait surtout à faire des crucifix et des vierges.

On a aussi de lui de très jolis cadres sculptés, des médaillons représentant des sujets de dévotion, des armoiries, des boîtes à serrer les bijoux, des flambeaux et quantité d’autres objets. Il faisait ces ouvrages en différentes matières, mais surtout, et presque toujours, en bois de Sainte-Lucie, très odorant, de couleur tirant sur le roux, et qui, au dire de Dom Calmet, se trouvait surtout dans une petite forêt située entre Commercy et Sampigny, près du couvent de Sainte-Lucie.

 

Note : Jean Lupot mourut le 31 décembre 1718, à l’âge de 66 ans ; il était originaire du duché de Carignan, et vint s’établir à Mirecourt avec un de ses cousins, nommé aussi Jean Lupot, maître cordonnier, qui avait épousé, à Moque, Barbe Tournay, d’une des bonnes familles de Mirecourt.
Lucie Henry mourut le 5 juin 1723.
Notre sculpteur était l’aîné de dix enfants ; il en eut lui-même au moins six, et cependant le nom de Lupot a depuis longtemps disparu du pays ; le plus jeune de ses frères, Laurent, alla s’établir à Bains.

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

LUPOT.- Sculpteur, né à Mirecourt.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

LUPOT Jean-François.- Sculpteur habile, né en 1684 à Mirecourt.

Il fabriquait, à l’aide de grossiers instruments, des vierges et des christs d’une expression si pure et si touchante, qu’ils jouirent d’une très grande réputation : il ne lui manqua que les leçons d’un maître pour devenir un grand artiste.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

LUPOT (Jean-François).- Sculpteur célèbre, né à Mirecourt le 25 juillet 1684. Artiste sans éducation, d’un talent tout spontané, il a surtout sculpté des christs et aussi des figures grotesques, spécialement pour les manches de violons ; il fut également fabricant de lutherie.

Lupot est mort à Mirecourt, le 1er mars 1749.

1948 — La Liberté de l’Est

Hommes célèbres de Mirecourt


Une remarque que fera toute personne qui s’occupera des hommes de Mirecourt qui ont acquis de la célébrité, c’est qu’ils n’ont commencé à se produire pour la première fois qu’en 1564. Cela se comprend facilement. Les habitants n’étant sortis du servage qu’en 1234, ils n’ont pu être complètement organisés que longtemps après.

Il n’y avait un peu d’instruction que chez les membres du clergé qui habitaient la ville. La masse du peuple était encore dans l’ignorance la plus crasse. Si les difficultés furent grandes pour propager l’instruction primaire, elles durent l’être bien davantage lorsqu’il fut question de créer des établissements d’instruction supérieure.

C’est de là que sont sortis en majeure partie les hommes supérieurs dont notre ville s’honore.

Le premier qui a paru est Pierre Fourier, qui naquit le 30 novembre 1565, moment où l’ignorance dominait. Ses parents habitaient dans une petite maison, qui porte encore son nom aujourd’hui, rue Brisgaine. Il fut nommé curé de Mattaincourt en 1597 ; il trouva ce petit village dans le plus grand désordre. En peu de temps, par son exemple et ses prédications, il parvint à y établir l’ordre et à s’y faire aimer et honorer. En 1636, il fut nommé curé de Gray où il mourut en 1640.

Nous trouvons parmi les célébrités mirecurtiennes :

- Garizot Jean, célèbre chirurgien,

- Perthemin Dominique, savant médecin né en 1580, mort en 1665,

- Collin Dominique, graveur, né le 30 mai 1625, décédé en 1681,

- Canon Pierre, avocat à Mirecourt, puis procureur général à la cour souveraine (pour rendre honneur à ses hauts mérites, le conseil municipal a donné son nom, en 1858, à une des rues de la ville),

- Lupot Jean-François, né le 25 juillet 1685, mort en 1749, qui sculptait avec un talent supérieur des Vierges et des Christ en bois (la ville, pour perpétuer sa mémoire, a donné son nom à la rue qu’il habitait),

- Parizot Nicolas, professeur à l’école de médecine, médecin du roi Stanislas,

- Lebèque de Girmont, supérieur de l’abbaye des trappistes, né en 1758, mort en 1834.

Mirecourt a produit beaucoup d’autres sujets distingués, mais qui sont inférieurs en mérite à ceux cités plus haut.


[Anonyme, La Liberté de l’Est, 18 août 1948]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

Jean-François LUPOT
Mirecourt, 25 juillet 1684 – Mirecourt, 1er mars 1749

Fils aîné de Jean, il lui succède. Il doit son originalité à son talent de sculpteur. Il exécute des christs mais aussi des figures grotesques, en ivoire ou en bois de Sainte-Lucie, dont il orne les manches de ses violons.


Bibl. : Antoine (G.).- Les Luthiers au XIXe siècle dans Mirecourt et Poussay, Journées d’études vosgiennes, 1982.- Nancy, 1984, p. 70-71.
Honegger (H.).- Dictionnaire de la musique, 1979, tome II, p. 668.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 461.
Le Vosgien.- Général Humbert… notices biographiques, p. 440.
Gaugué (A.).- Mirecourt, p. 60.
Jacquot (A.).- La musique en Lorraine.


[Albert Ronsin]

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