Chevalier de la Légion d’Honneur (1804).
1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
HUGO DES VOSGES.- Conventionnel, siégeait avec le parti modéré de la Convention.
Il était malade lors du jugement de Louis XVI, et ne prit part à aucun des votes relatifs à ce célèbre procès.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
HUGO (des Vosges) siégeait au centre du parti modéré de la Convention.
Retenu dans sa chambre par suite d’une longue et grave maladie, il ne siégea point lors du procès de Louis XVI. Il ne prit part à aucun vote sur le sort de ce malheureux roi.
1882 —
Annuaire des Vosges / Léon Louis
HUGO Joseph.- L’un des huit Vosgiens représentants du peuple à la Convention (avec Balland, Bresson, Couhey, Noël, Perrin, Poulain-Grandprey, Souhait).
De Mirecourt, [il] avait été élu, dès l’organisation de 1790, administrateur du Département, et s’y était fait remarquer par sa capacité au travail [p. 17].
Quand le procès du roi fut terminé et que les représentants eurent à rendre leur jugement, voici comment se prononcèrent les Conventionnels vosgiens. Sur la première question posée : Louis Capet, ci-devant roi des Français, est-il coupable de conspiration contre la liberté et d’attentat contre la sûreté générale de l’État ?, la députation des Vosges fut unanime, comme la Convention elle-même, et déclara que Louis était coupable. Seul, Noël, par un scrupule de conscience, d’ailleurs fort louable, refusa de se prononcer : J’ai l’honneur d’observer, dit-il, que mon fils était grenadier aux bataillons des Vosges ; il est mort sur 1es frontières en combattant des ennemis que Louis est accusé d’avoir suscité contre nous. Louis est cause première de la mort de mon fils, la délicatesse me force à ne pas voter. N’était-ce pas reconnaître implicitement et de la façon la plus touchante la culpabilité de l’ex-roi ? Poulain fit remarquer qu’il était regrettable d’établir une confusion de pouvoirs et d’être en même temps juges et accusateurs, mais vota cependant.
Sur le second point : Le jugement qui sera rendu sur Louis sera-t-il soumis à la ratification du peuple, réuni dans ses assemblées primaires ?, Souhait, Bresson, Couhey, Balland et Poulain-Grandprey se prononcèrent pour l’affirmative ; seul Perrin répondit non. Quant à Noël, il se récusa de nouveau d’après les motifs qu’il avait énoncés lors du premier appel nominal et ne prit pas part non plus au scrutin suivant.
Enfin pour le troisième vote, objet aujourd’hui encore de tant de colères : Quelle peine Louis, ci-devant roi des Français, a-t-il encourue ?, les représentants des Vosges se séparèrent en Montagnards et Girondins en votant les uns la mort du roi, les autres simplement sa détention.
Poulain-Grandprey parla le premier : Je dis : Louis étant déclaré coupable mérite la mort ; mais je demande qu’il soit sursis à l’exécution jusqu’à l’acceptation de la Constitution, ou jusqu’au moment où les ennemis envahiraient notre territoire. Poulain n’avait-il donc pas assez d’une invasion allemande et lui en fallait-il une seconde pour oser frapper le coupable ?
Balland fut assez peu net dans son vote : L’intérêt public commande que le tyran n’ait jamais de successeur. Ainsi je vote, quant à présent, pour sa détention, sauf à le bannir ou à le faire mourir, si le peuple le veut. Il était, comme on voit, prêt à toutes les solutions.
Perrin, qui se montra le plus énergique de tous, dit brièvement : Je prononce la peine de mort.
Souhait fut moins résolu, quoique votant d’ordinaire avec Perrin : Je vote pour la mort, mais je demande qu’elle soit suspendue jusqu’à la ratification de la Constitution. En attendant cette époque, je demande la détention.
Couhey timidement dit : Je vote pour la détention et je demande que Louis soit banni trois ans après la paix.
Bresson vint le dernier : Je demande que Louis soit détenu jusqu’à l’époque où la tranquillité publique permettra de le bannir.
Au total, trois membres avaient voté la mort avec ou sans conditions, et trois avaient préféré la détention [p. 19-20].
Annuaire 1882, Félix Bouvier : Les Conventionnels vosgiens.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
HUGO (Joseph).- Né à Mirecourt en 1747, il fut avocat et notaire dans sa ville natale. Élu administrateur du département des Vosges en juin 1790, il fut membre du directoire départemental. Le 4 septembre 1792, il fut élu représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale, le 3e sur 8, par 257 voix contre 144 à Perrin ; malade lors du procès du roi, il ne siégea pas et ne reparut plus dans les Assemblées politiques.
Juge au tribunal civil des Vosges, il devint, le 12 avril 1798, président du tribunal criminel des Vosges. Lors de la réorganisation de l’an VIII, il fut nommé, le 10 juin 1800, juge au tribunal d’appel de Nancy, maintenu comme conseiller à la cour impériale en 1811, et en 1816 comme conseiller à la cour royale. Il fut retraité en 1816 et nommé conseiller honoraire.
Sa femme était sœur des Delpierre, et sa fille épousa son neveu, Émile Delpierre, fils d’Antoine Delpierre le jeune.
Hugo est mort à Valfroicourt le 15 septembre 1825.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
HUGO (Joseph), notaire, législateur et magistrat
Mirecourt, 15 février 1747 - Valfroicourt, 15 septembre 1825
Fils de Charles Hugo et de Françoise Vuillaume, sa carrière commence en 1784 par l’obtention de la charge de notaire royal au bailliage et présidial de Mirecourt. Il est ensuite élu, le 6 juin 1790, administrateur du département des Vosges puis du directoire départemental. Le 4 septembre 1792, il est élu député à la Convention nationale. Malade lors du procès du roi, il ne peut par conséquent prendre part au vote ; il démissionne d’ailleurs en raison du mauvais état de sa santé, le 30 septembre 1793. Il devient ensuite juge au tribunal civil des Vosges, puis président du tribunal criminel à partir du 24 germinal an VI (9 avril 1798). En 1800, il entre comme juge au tribunal d’appel de Nancy avant d’être nommé conseiller à la cour impériale en 1811 et conseiller honoraire le 7 mars 1816. Il avait été fait chevalier de l’Empire le 1er février 1809.
Il avait épousé Ursule Delpierre dont il eut Marguerite, qui épousera son cousin germain Émile Delpierre, conseiller à la cour de Metz.
Bibl. : Robinet Dr., Robert A. et LE CHAPLAIN J.- Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire, Paris : Librairie historique de la Révolution et de l’Empire, 1898, tome II, p. 185.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne.
Mathieu (Abel).- Les Vosges sous la Révolution, Vagney : G. Louis, 1988.
Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XVII, col. 1449.
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Pierre Heili
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