Wary DE DOMMARTIN

[ ??, ?? – Gorze (57), 07/07/1508 ]

ecclésiastique

Évêque de Verdun et de Metz.

Biographie vosgienne

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

DOMMARTIN Vary de.- Évêque de Verdun, naquit, selon toute probabilité, au château de Dommartin (près de Neufchâteau), dont son père était le seigneur. Il fit de bonnes études à Paris, et s’y lia d’amitié avec le cardinal Julien, neveu de Sixte-Quint et son légat en France. Celui-ci lui fit donner plusieurs bénéfices, et grâce à la recommandation du duc de Lorraine, il obtint des bulles pour l’évêché de Verdun, dont il prit possession le 26 septembre l499.

Il publia, la sixième année de son épiscopat, des statuts synodaux dans lesquels il fixa la discipline ecclésiastique de son diocèse. Il est mort le 7 juillet 1508, dans son abbaye de Gorze, où il avait commencé, dit dom Calmet, un palais d’une magnificence extraordinaire.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

DOMMARTIN (Vary de), évêque de Verdun, naquit au château de Dommartin, près Neufchâteau, en 1442. Il était fils puîné du seigneur de cette terre. Il prit l’habit de bénédictin dans l’abbaye de Saint-Evre-les-Toul. Il fut envoyé aux études à Paris, où il fit de grands progrès dans les lettres humaines, et encore plus dans les intrigues des affaires du monde.

Ayant-gagné les bonnes grâces de Julien, cardinal, neveu du pape Sixte IV, et son légat en France, il fut pourvu des prieurés de Varangéville, de Dame-Marie, et de Châtenoy ; il obtint aussi l’abbaye de Gorze, que le cardinal Julien lui résigna ; et il céda son prieuré de Varangéville à Jean de Nicolinis, qui lui céda à son tour son droit de Régrés à l’évêché de Verdun.

Vary de Dommartin en obtint les bulles en 1498 ou 99, et Guillaume d’Harancourt, évêque de cette église, étant mort le 2 février 1500, Vary de Dommartin vint à Verdun, présenta ses bulles au chapitre, et, soutenu de la recommandation du duc de Lorraine, il fut agréé, et prit possession de l’évêché le 26 septembre suivant. Je n’entre point dans les détails de ce qu’il fit dans le gouvernement de son évêché. On peut le voir dans l’histoire de Verdun, dans Vassebourg et dans l’Histoire de Lorraine de Dom Calmet.

Il a laissé des statuts synodaux qu’il publia la sixième année de son épiscopat. Il défend aux laïques de faire le tour des maisons avec des chandelles allumées. Il défend aux prêtres de dire des messes sub duplici introïtu ; ce que l’évêque Liébaut de Cousance avait permis dans le cas de nécessité. Quand on voulait renfermer un lépreux en quelque lieu, on célébrait la messe, à l’offrande de laquelle le lépreux baisait les pieds du prêtre, au lieu que les autres assistants lui baisaient la main, puis on célébrait l’office des morts pour lui ; et en le renfermant dans sa cellule, on observait à peu près les mêmes cérémonies que l’on fait à l’enterrement d’un mort.

Outre cette ample collection, il laissa aussi un mandement en français, suivi de quelques règlements, qu’il souhaita qu’on lise au peuple en langue vulgaire. Il mourut le 7 juillet 1508 dans son abbaye de Gorze, où il avait commencé un palais d’une grande magnificence.

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