François CHANOT

[ Mirecourt (88), 1787 – Rochefort (17), 1825 ]

capitaine du génie, luthier

Biographie vosgienne

1845 — Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton

François Chanot, né en 1785, mort en 1834, directeur de l’arsenal de Rochefort et capitaine du génie des constructions maritimes, inventeur d’un perfectionnement capable de donner au violon des sons plus harmonieux et plus sonores que ceux qu’on en avait obtenus jusqu’à lui.


[Tome 2, page 335].

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

CHANOT François.- Né à Mirecourt en 1785, élève de l’École polytechnique, directeur de l’arsenal et capitaine du génie des constructions maritimes à Rochefort, où il est mort en 1834, a fait subir, aux courbes du violon, plusieurs modifications qui ont été accueillies par le Conservatoire de musique, et auxquelles l’Institut de France a donné des éloges.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

CHANOT (François), né à Mirecourt, en 1785, élève de l’école polytechnique, directeur de l’arsenal et capitaine du génie des constructions maritimes à Rochefort, où il est mort en 1834, a fait subir, aux courbes du violon, plusieurs modifications qui ont été accueillies par le Conservatoire et l’Institut de France.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

CHANOT François.- Né en 1785 à Mirecourt, capitaine du Génie et directeur de l’arsenal de Rochefort.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CHANOT (François).- Né à Mirecourt en 1785, il fut élève de l’école polytechnique, en sortit dans le génie maritime et fut capitaine des constructions navales à Rochefort.

Il s’est fait connaître par des modifications qu’il a apportées aux courbes du violon et qui lui ont valu les éloges de l’Institut et du Conservatoire de musique. Chanot est mort en 1834.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CHANOT (François), ingénieur de la marine, luthier
(Mirecourt, 1787 - Rochefort, 1825)

Après son passage à l’école polytechnique (1807-1809), François Chanot, fils du luthier Jean Chanot (1760-1832), devient ingénieur de la marine à Marseille en 1809. Mis en disponibilité avec la demi solde, sans doute en 1815, il retourne à Mirecourt auprès de son père et s’applique à l’étude scientifique des instruments à cordes, puis il installe à Paris une boutique avec son frère Georges.

Il invente un violon-guitare sans coins. Une ouverture droite d’un centimètre de large remplace les ouïes, évitant ainsi la coupe des fils de la table d’harmonie, tandis que le manche prend la forme d’une volute renversée. La coquille est également renversée, permettant ainsi de fixer plus commodément les cordes dans les chevilles. Enfin, le cordier est supprimé et il adopte un système employé dans les guitares. Il fait breveter son procédé le 21 janvier 1818.

Présenté à l’exposition de 1819, l’instrument est reçu avec enthousiasme et l’Académie le considère égal aux meilleurs Stradivarius. Cependant, le son était trop proche de celui de l’alto. Il met au point également des altos, des contrebasses aussi appréciés. Néanmoins, il ne peut vaincre l’hostilité des luthiers à ces nouveautés et, en 1840, ses instruments sont abandonnés.

Cependant, conséquence inattendue, le succès de son violon-guitare lui vaut d’être réintégré dans le génie maritime comme sous-ingénieur de 1ère classe à Cherbourg en 1819, puis à Rochefort où il meurt. Son frère Georges poursuit, quai Malaquais, la fabrication d’instruments à cordes. Il invente en 1847 une basse à double caisse sonore.


Bibl. : Antoine (G.).- La Lutherie à Mirecourt au XIXe siècle, Mirecourt et Poussay, Journées d’études vosgiennes, 1982, Nancy, 1984, p. 73.
D.B.F., tome VIII, col. 383.


[Albert Ronsin].

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