1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
CANON Pierre.- Juge assesseur au bailliage des Vosges, père du premier président Canon, est auteur d’un Commentaire sur la coutume de Lorraine, imprimé à Epinal, en 1634, in-4°, et de quelques autres mémoires restés manuscrits.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
CANON (Pierre), juge assesseur au bailliage des Vosges, a écrit un commentaire sur les coustumes de Lorraine, imprimé à Épinal par Ambroise Ambroise, 1634, in-4.
1877 —
Notice historique et biographique sur la ville de Mirecourt / Charles Laprévôte
CANON Pierre.- Fils d’André Canon, fut avocat à Mirecourt et premier juge assesseur au bailliage de Vosges.
Jurisconsulte éclairé, il a écrit un commentaire estimé sur les coutumes de Lorraine, imprimé à Épinal par Ambroise Ambroise en 1634, in-4°. Il a aussi composé, dit Dom Calmet, quelques mémoires qui sont restés manuscrits.
Il épousa, en 1615, Marie Roussel, et, en 1628, Anne Boilley, dont il eut deux fils, Claude François qui suit, et Nicolas qui devint chanoine de la Primatiale de Nancy.
Pierre Canon a été anobli par lettres données à Nancy le 12 mars 1626, en considération de sa probité, doctrine et capacité, et de l’estime et réputation en laquelle il étoit entre les premiers de sa profession au bailliage de Vosges, ayant en cela suivi et accru la condition de ses prédécesseurs.
Les armoiries données par Charles IV à Pierre Canon sont : d’azur, au chevron d’argent, au chef de gueules, chargé d’un canon d’or affûté de même, et pour cimier un dextrochère au naturel, tenant un chapeau de laurier de sinople. Dom Pelletier ajoute, dans un article de l’errata de son ouvrage, que cette famille a fait quelque changement à ses armes et a substitué une aigle éployée d’or au canon du chef.
Pierre Canon était mort en 1644.
Le commentaire de Canon renferme surtout, d’après François de Neufchâteau, lieutenant général au siége présidial de Mirecourt en 1776, des indications précieuses sur l’ancienne jurisprudence du bailliage de Vosges et du Conseil de Lorraine.
1948 —
La Liberté de l’Est
Hommes célèbres de Mirecourt
Une remarque que fera toute personne qui s’occupera des hommes de Mirecourt qui ont acquis de la célébrité, c’est qu’ils n’ont commencé à se produire pour la première fois qu’en 1564. Cela se comprend facilement. Les habitants n’étant sortis du servage qu’en 1234, ils n’ont pu être complètement organisés que longtemps après.
Il n’y avait un peu d’instruction que chez les membres du clergé qui habitaient la ville. La masse du peuple était encore dans l’ignorance la plus crasse. Si les difficultés furent grandes pour propager l’instruction primaire, elles durent l’être bien davantage lorsqu’il fut question de créer des établissements d’instruction supérieure.
C’est de là que sont sortis en majeure partie les hommes supérieurs dont notre ville s’honore.
Le premier qui a paru est Pierre Fourier, qui naquit le 30 novembre 1565, moment où l’ignorance dominait. Ses parents habitaient dans une petite maison, qui porte encore son nom aujourd’hui, rue Brisgaine. Il fut nommé curé de Mattaincourt en 1597 ; il trouva ce petit village dans le plus grand désordre. En peu de temps, par son exemple et ses prédications, il parvint à y établir l’ordre et à s’y faire aimer et honorer. En 1636, il fut nommé curé de Gray où il mourut en 1640.
Nous trouvons parmi les célébrités mirecurtiennes :
- Garizot Jean, célèbre chirurgien,
- Perthemin Dominique, savant médecin né en 1580, mort en 1665,
- Collin Dominique, graveur, né le 30 mai 1625, décédé en 1681,
- Canon Pierre, avocat à Mirecourt, puis procureur général à la cour souveraine (pour rendre honneur à ses hauts mérites, le conseil municipal a donné son nom, en 1858, à une des rues de la ville),
- Lupot Jean-François, né le 25 juillet 1685, mort en 1749, qui sculptait avec un talent supérieur des Vierges et des Christ en bois (la ville, pour perpétuer sa mémoire, a donné son nom à la rue qu’il habitait),
- Parizot Nicolas, professeur à l’école de médecine, médecin du roi Stanislas,
- Lebèque de Girmont, supérieur de l’abbaye des trappistes, né en 1758, mort en 1834.
Mirecourt a produit beaucoup d’autres sujets distingués, mais qui sont inférieurs en mérite à ceux cités plus haut.
[Anonyme, La Liberté de l’Est, 18 août 1948]