1829 —
Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel
LAMARCHE Guillaume de.- Chanoine de Toul, né à Lamarche, mort en 1420 ; il est le fondateur et le bienfaiteur du collège de ce nom à Paris.
1845 —
Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton
Guillaume DE LAMARCHE, fondateur du collége de ce nom à Paris, mort en 1420.
Il avait réservé, dans ce collége, quatre places de boursiers pour des enfants de Lamarche.
[Tome 2, p. 292].
1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
GUILLAUME DE LAMARCHE.- Né à Lamarche en 1333, embrassa la carrière ecclésiastique et se rendit à Paris, chez son frère Jean de Lamarche, qui venait de louer l’ancien collège de Constantinople, tombé, à cette époque dans un tel état de déconsidération qu’il ne comptait plus qu’un seul boursier.
La mort de son frère l’ayant laissé maître du traité, il fit bâtir, sur la montagne Sainte-Geneviève, un collège qui prit son nom et qui devint en peu de temps, sous son habile direction, un des plus remarquables de Paris.
Guillaume de Lamarche est mort en 1420 ; par son testament, il avait fondé, au collège de Lamarche, quatre bourses en faveur de jeunes étudiants pauvres nés à Lamarche, sa patrie, et deux autres en faveur d’étudiants nés à Rosières-aux-Salines, où il avait exercé les fonctions de curé. Le testament de Guillaume de Lamarche a été fidèlement exécuté jusqu’à la fin du dernier siècle.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
GUILLAUME DE LAMARCHE, né à Lamarche en 1333, mort en 1420, embrassa la carrière ecclésiastique, ensuite se rendit à Paris chez Jean de Lamarche, son frère, qui faisait tous ses efforts pour relever le collège de Constantinople, qui était tombé dans un état de la plus grande déconsidération.
Après la mort de son frère, Guillaume fit bâtir, sur la montagne Sainte-Geneviève, un collège auquel il donna son nom, et en peu de temps, son habile direction donna à cet établissement une renommée européenne.
Dans son testament, il fonda quatre bourses en faveur de jeunes gens de son pays natal, et deux autres en faveur de jeunes gens de Rosières-aux-Salines où il avait été curé. Depuis plus de soixante ans, on a négligé de mettre à profit cette volonté de Guillaume de Lamarche.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
LA MARCHE Guillaume DE.- Né en 1333 à Lamarche. Ayant embrassé l’état ecclésiastique, il exerça les fonctions de curé à Rosières ; puis il se rendit à Paris, où son frère Jean avait loué le collège de Constantinople.
A la mort de ce frère, Guillaume en fit bâtir un autre, qui prit son nom, et qui, en peu de temps, sous une direction habile, devint un des plus remarquables de la capitale. Il y fonda quatre bourses, en faveur des jeunes étudiants de sa ville natale, et deux en faveur de ceux de Rosières : ce testament fut exécuté jusqu’à l’époque de la grande Révolution, qui mit la main sur tant de bonnes oeuvres.
Guillaume était mort en 1420.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GUILLAUME de LA MARCHE, fondateur du collège de Lamarche à Paris
Lamarche, ? - Paris, 20 avril 1402
L’homme qui devait perpétuer et populariser le nom du modeste siège de prévôté du Barrois mouvant (aujourd’hui Lamarche n’a pas mille habitants) dans notre capitale, est né à Lamarche dans la première moitié du XIV° siècle.
D’origine noble, il devint maître ès arts et licencié en droit canonique à Paris. Suivant les traces de son frère Jean, il se consacra à la fondation et à la direction d’un établissement destiné à la répétition des étudiants inscrits à l’Université, et appelé alors collège. Pour ce faire, il loua puis acheta les locaux vétustes de l’ancien collège de Constantinople, situé place Maubert : les étudiants regagnèrent ces locaux, après avoir temporairement émigré dans une maison que Guillaume possédait rue Sainte-Geneviève.
Guillaume de La Marche mourut le 20 avril 1402, et fut inhumé à l’abbaye Saint-Victor à Paris. Son testament, dont l’exécuteur fut un autre lorrain, Beuve de Woinwille, prévoyait la fondation de 4 bourses pour 2 enfants pauvres de Lamarche et 2 de Rosières-aux-Salines ; en outre, la ville de Lamarche devait fournir le maître ou principal du collège, un chapelain et un procureur (elle avait donc droit à 7 places : les 4 bourses étaient attribuées par les Trinitaires de Lamarche, la nomination appartenait à l’évêque de Paris). L’organisation voulue par Guillaume fonctionna de manière satisfaisante, à quelques petits incidents près, et le collège de Lamarche (ou de La Marche) termina son existence en 1794, ayant correctement rempli sa mission pédagogique et sociale.
Bibl. : Germain (C.).- La Marche et le Bassigny Barrois mouvant, 1981.
[Jean-François Michel]