Louis Joseph Édouard JAQUINÉ

[ Rambervillers (88), 1779 – , 1853 ]

inspecteur général Ponts et chaussées

Biographie vosgienne

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

JAQUINÉ Jean-Joseph.- Ingénieur en chef à Nancy, membre de l’académie de cette ville, né à Rambervillers en 1779 ; après avoir été employé dans les routes neuves des Alpes, aux ports de Boulogne, d’Ambleteuse et d’Anvers, il est revenu en Lorraine en 1805, où il a été détaché, quelque temps après, du service ordinaire pour concourir aux projets et à l’exécution du canal de la Sarre à la Seille, destiné spécialement au transport économique des houilles de la Sarre dans nos contrées, et qui, sous ce rapport, acquiert tous les jours plus d’importance ; ce que M. Jaquiné s’est attaché à démontrer dans un mémoire récent sur cette entreprise. Rentré dans le service ordinaire, et conservant toujours ce canal dans ses attributions, il a été chargé, sous la direction de M. le directeur Mengin, de la rédaction d’un projet général et détaillé de dessèchement des marais de la Seille, depuis l’étang de Lindre jusqu’à Bioncourt ; projet des plus avantageux pour le pays, approuvé, et dont l’exécution est ajournée.

M. Jaquiné a encore été chargé des opérations relatives à une grande division de projets, et toujours sous les ordres de M. Mengin, du canal de la Seine au Rhin, entre l’Ornain et la Zorne, comprenant toutes les chaînes de montagne que ce canal doit franchir : projet maintenant revêtu de toutes les approbations nécessaires sous le rapport de l’art et du tracé. Des travaux d’une si haute importance, qui, sans doute, exigeaient une étude des plus savantes, font suffisamment apprécier le mérite de l’ingénieur choisi pour leur exécution.

En dernier lieu, M. Jaquiné a commencé en 1821, et terminé en 1823, la restauration du grand pont de Pont-à-Mousson, voy. Grata ; et soustrait ses fondations à l’énergie des causes de dégradation par un bornage général, d’une rive à l’autre, construit joignant les fondations d’aval, assemblé et arasé à un mètre au-dessous des eaux basses ; voy. Catoire, Vauban.

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