1829 —
Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel
COLLIN Dominique.- Graveur célèbre, né à Mirecourt en 1725, mort à Nancy en 1781. On lui doit de très beaux ouvrages ordonnés par Stanislas ; entre autres la gravure des grilles de la place Carrière, celles de l’Hôtel de Ville, des fontaines et issues de la place Royale, publiée dans le recueil de Héré, en 1762 ; le Frontispice du compte général de la dépense des bâtiments de ce prince, d’après les dessins du célèbre Girardet. Collin a aussi gravé, avec Silvestre, la face extérieure de la porte St-Jean en 1762. Mory d’Elvange a fait son éloge à l’académie de Nancy en 1782.
Son fils, Yves Dominique, né à Nancy en 1753, mort vers 1815, était un bon peintre en miniature, et possédait aussi le talent de la gravure en taille douce ; voy. Stanislas.
1845 —
Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton
Dominique Collin, graveur, né le 30 mai 1725, mort à Nancy en 1781.
On lui doit de très-beaux ouvrages ordonnés par Stanislas : la gravure des grilles de la place Carrière, de celles de l’hôtel de ville, des fontaines et issues de la place Royale de Nancy, etc.
Mory d’Elvange a fait son éloge dans la séance publique de l’Académie de Nancy, le 27 août 1782.
[Tome 2, page 335].
1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
COLLIN Dominique.- Graveur célèbre, né à Mirecourt le 30 mai 1725, mort à Nancy en 1781, a laissé un grand nombre d’oeuvres très estimées, et a exécuté, sur l’ordre de Stanislas, la gravure des principaux monuments de Nancy. Il a fait aussi, dit M. Noël [Note], des caricatures qu’on trouve très difficilement ; elles sont faites contre des membres du parlement et contre Sénémont, peintre, qui passait cependant pour être son ami.
Mory d’Elvange a prononcé son éloge à l’académie de Nancy, le 27 août 1782.
Note : Mémoires pour servir à l’histoire de Lorraine, n°5 .
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
COLLIN (Dominique), graveur célèbre, né à Mirecourt, le 30 mai 1725, mort à Nancy, en 1781, a laissé un grand nombre d’œuvres très estimées, et a exécuté, sur l’ordre de Stanislas, la gravure des principaux monuments de Nancy.
Il a fait aussi des caricatures, qu’on trouve très difficilement ; elles sont faites contre des membres du parlement et contre Sénémont, peintre, qui passait cependant pour être son ami.
Mory d’Elvange a prononcé son éloge à l’Académie de Nancy, le 27 août 1782.
1877 —
Notice historique et biographique sur la ville de Mirecourt / Charles Laprévôte
COLLIN Dominique.- Graveur, né à Mirecourt le 30 mai 1725 ; son père, Nicolas Collin, était marchand.
Le désir de se faire un nom, dit Mory d’Elvange dans son éloge de cet artiste, fut celui de sa plus tendre jeunesse ; la peinture, la sculpture avoient pour lui des attraits ; il voulut s’instruire dans l’un et l’autre de ces arts. Sa mère, que son peu de fortune rendoit timide, lui refusa des secours qui, dans le premier de ces genres, l’eussent probablement mis au rang des plus grands maîtres. Forcé d’obéir, il embrassa l’orfèvrerie.... Fixé à Metz chez la veuve d’un orfèvre, il voit pour la première fois manier le burin, les poinçons ; des couverts, des cachets médiocrement gravés, éveillent chez lui le germe heureux d’un art qui devoit se faire honneur de son nom.
De Metz, Collin se rendit à Strasbourg, où il travailla chez un graveur nommé Striebeck ou Striedbeck, qui lui enseigna les principes de son art : faisant de la gravure du cachet sa principale occupation, notre artiste produit quelques planches en taille douce et finit par avoir quelque réputation.
Bientôt l’amour de la patrie le ramène en Lorraine, et il s’établit à Nancy, où il se marie, le 9 mai 1752, avec Marguerite Françoise, fille du sieur Yves Hutet, marchand et maître du corps des orfèvres.
Plus tard, il obtient le titre de graveur du roi de Pologne, et, en 1758, le brevet de graveur ordinaire de la ville de Nancy.
Cet instant, ajoute Mory d’Elvange, est pour Collin l’époque de sa gloire. Une ordonnance réfléchie, une gaieté naïve, des charges bien entendues, sans être trop multipliées, et toujours dans le ton de la chose, caractérisent ses estampes. Les curieux y désirent parfois plus de correction dans le dessin, plus de précision dans la perspective ; mais ils doivent être justes et ne pas oublier que Collin grava, pour ainsi dire, avant d’avoir appris à dessiner.
Les cachets de Collin, recherchés des amateurs, sont variés dans leurs annonces, supérieurement touchés dans leurs blasons, pleins d’agrément et de finesse dans les détails.
Dominique Collin mourut à Nancy, le 20 décembre 1781.
M. Beaupré, conseiller à la Cour de Nancy, a donné un catalogue de l’œuvre de Collin et de son fils, Yves Dominique : ce catalogue a été publié dans le volume des Mémoires de la Société d’Archéologie lorraine de 1861, 2e série, tome III ; des suppléments à ce travail se trouvent dans les volumes des mêmes Mémoires de 1862 et de 1866, tome IV et VIII.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
COLLIN Dominique.- Né en 1725 à Mirecourt, graveur du roi-duc Stanislas, a laissé un grand nombre d’oeuvres estimées : il a exécuté la gravure des principaux monuments de Nancy.
Il a fait aussi des caricatures, qu’on trouve très difficilement.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
COLLIN (Dominique).- Graveur célèbre ; il est né à Mirecourt le 30 mai 1725, il a gravé les principaux monuments de Nancy et diverses caricatures contre les magistrats du Parlement.
Il est mort à Nancy en 1781.
1948 —
La Liberté de l’Est
Hommes célèbres de Mirecourt
Une remarque que fera toute personne qui s’occupera des hommes de Mirecourt qui ont acquis de la célébrité, c’est qu’ils n’ont commencé à se produire pour la première fois qu’en 1564. Cela se comprend facilement. Les habitants n’étant sortis du servage qu’en 1234, ils n’ont pu être complètement organisés que longtemps après.
Il n’y avait un peu d’instruction que chez les membres du clergé qui habitaient la ville. La masse du peuple était encore dans l’ignorance la plus crasse. Si les difficultés furent grandes pour propager l’instruction primaire, elles durent l’être bien davantage lorsqu’il fut question de créer des établissements d’instruction supérieure.
C’est de là que sont sortis en majeure partie les hommes supérieurs dont notre ville s’honore.
Le premier qui a paru est Pierre Fourier, qui naquit le 30 novembre 1565, moment où l’ignorance dominait. Ses parents habitaient dans une petite maison, qui porte encore son nom aujourd’hui, rue Brisgaine. Il fut nommé curé de Mattaincourt en 1597 ; il trouva ce petit village dans le plus grand désordre. En peu de temps, par son exemple et ses prédications, il parvint à y établir l’ordre et à s’y faire aimer et honorer. En 1636, il fut nommé curé de Gray où il mourut en 1640.
Nous trouvons parmi les célébrités mirecurtiennes :
- Garizot Jean, célèbre chirurgien,
- Perthemin Dominique, savant médecin né en 1580, mort en 1665,
- Collin Dominique, graveur, né le 30 mai 1625, décédé en 1681,
- Canon Pierre, avocat à Mirecourt, puis procureur général à la cour souveraine (pour rendre honneur à ses hauts mérites, le conseil municipal a donné son nom, en 1858, à une des rues de la ville),
- Lupot Jean-François, né le 25 juillet 1685, mort en 1749, qui sculptait avec un talent supérieur des Vierges et des Christ en bois (la ville, pour perpétuer sa mémoire, a donné son nom à la rue qu’il habitait),
- Parizot Nicolas, professeur à l’école de médecine, médecin du roi Stanislas,
- Lebèque de Girmont, supérieur de l’abbaye des trappistes, né en 1758, mort en 1834.
Mirecourt a produit beaucoup d’autres sujets distingués, mais qui sont inférieurs en mérite à ceux cités plus haut.
[Anonyme, La Liberté de l’Est, 18 août 1948]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
COLLIN (Dominique), graveur du roi
(Mirecourt, 30 mai 1725 - Nancy, 20 décembre 1781)
Travaillant à Nancy, il exécute à la demande du roi Stanislas des planches des principaux monuments de Nancy édifiés à l’initiative de ce souverain. Ce sont notamment une série sur la Place Royale (Place Stanislas actuelle) et une série sur la Place d’Alliance (1760). Il est aussi l’auteur du célèbre Recueil des ouvrages en serrurerie (1767) où sont gravées les planches représentant les grilles exécutées par Jean Lamour pour la Place Royale de Nancy. Il a également exécuté des gravures du mausolée de Stanislas (1766) et de celui de Louis XV (1774) et des portraits en pied de Stanislas et d’Aristay de Chateaufort, conseiller à la Cour souveraine, d’après une peinture de son ami F. Sénémont.
Il est aussi l’auteur des illustrations de plusieurs livres imprimés en Lorraine, d’ex-libris, de jetons destinés aux intendants de Lorraine et aussi de caricatures de membres du Parlement et de son ami Sénémont.
Il reçoit le titre de graveur du roi en 1775, et en 1777 s’établit à Lunéville.
Son fils Yves Dominique Collin, formé dans l’atelier de son père, est aussi graveur en taille douce (Nancy 1753-1815). On lui doit La Foire de l’ancienne commanderie de Saint Jean (1788). Il est également peintre en miniature et il représente ainsi l’historien Durival et De Vaux.
Bibl. : Le Vosgien.- Le général Humbert, Notices biographiques, p. 340.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 387.
D.B.F., tome IX, col. 286.
Vuillemin.- Biographie vosgienne, p. 83.
Bibliothèque Nationale.- Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle, p. 177-208.
[Albert Ronsin].